Un passage piétons pour l’école Ducerceau à Orléans

A l’occcasion du dernier conseil municipal, j’ai interpellé la majorité sur la question de la sécurisation des abords des écoles, en particulier celle de l’école Ducerceau, située rue Jeanne d’Arc, et devant laquelle vont passent des voitures en double sens, ainsi que la deuxième ligne de tram, sans qu’aucun passage protégé n’ait été aménagé pour les enfants et les adultes.

Le point à l’ordre du jour du conseil concernait la motorisation de la porte cochère de cette école. Or, cette motorisation ne résout absolument pas le problème de sécurité posé par l’absence de passage piétons au droit de l’école. Ce point a pourtant été soulevé depuis plusieurs années par les parents d’élèves élus de l’école, en lien avec l’avancée des travaux du tram.

Au jour d’aujourd’hui, la présence de l’école, et donc des enfants, n’est matérialisée par AUCUNE SIGNALETIQUE à l’attention des automobilistes ni par aucun dispositif lumineux, ou feux tricolores.

Pour info et comparaison, le bas de la rue Jeanne d’Arc, où se trouvent des commerces de vêtements, comporte pas moins de 4 passages piétons en moins de 100mètres. Pourquoi ne pas en installer un devant l’école ?

Pour rappel, les parents de l’école ont fait signer une pétition par 136 parents d’élèves, celle ci ayant été envoyée à la Ville et à l’AgglO la semaine suivante. Le courrier reçu en réponse n’apparaît pas satisfaisant, car il reste relativement vague sur les compléments d’aménagements envisagés, et surtout, ne fait pas mention d’un engagement ferme pour la création d’un passage piéton ou d’une matérialisation concrète de la zone 30 dans la rue Jeanne d’Arc, voire d’un dispositif pour réduire la vitesse des véhicules.

Voilà ce qu’écrivaient les parents : « Les “nouveaux” dispositifs  mentionnés dans le courrier de la ville sont le stricte minimum que nous pouvions attendre autour d’une école, mais ne constituent pas en soit une réponse adaptée à nos préoccupations. Comme vous avez pu le constater depuis 5 mois, la zone 30 est totalement ineffective et sa signalisation comme sa matérialisation dans la rue Jeanne d’Arc est invisible, entrainant de fait son non respect.

La présence de l’agent aux heures d’entrée et de sortie d’école est un dispositif normal propre à toutes les écoles d’Orléans ayant une localisation en bordure d’une rue passante.

Contrairement à ce qu’indique la Ville, nous ne constatons pas que la circulation reste limitée dans le secteur de la rue Jeanne d’Arc, notamment aux heures d’entrée et de sortie d’école et qui plus est, depuis que celle ci est à double sens.

En tout état de cause, cette réponse officielle de la Ville et bien en deçà de nos attentes et ne correspond pas à notre demande de création d’un passage piéton dans les plus brefs délais, à celle d’un renforcement de la signalisation de la zone 30, voire de l’installation d’un dispositif de type “dos d’âne” pour limiter la vitesse des véhicules trop souvent supérieure à 30 km/h.

En outre, aucune échéance n’est donnée sur l’éventuelle création d’aménagements complémentaires, alors même que nous pensons que la situation est désormais urgente, la marche à blanc du Tramway (passages réguliers) ayant débuté. »

Nous demandons donc au CM de prendre acte de cette situation d’urgence, et de mandater au plus vite des travaux d’aménagement d’un passage piéton, ainsi qu’une signalétique adaptée devant cette école.

A la suite de cette demande, Mme Cheradame, l’adjointe en charge du suivi des travaux du tram, a annoncé qu’un passage piétons serait posé dans les 15 jours, ainsi qu’un dispositif lumineux signalant la présence de l’école aux automobillistes.

Je me réjouis de l’issue heureuse de ce dossier, qui aurait pu être mise en oeuvre depuis longtemps.

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Interrogations sur la tarification de l’eau potable à Orléans

A l’occasion du dernier conseil municipal, qui s’est tenu le 25 mai dernier, j’ai soulevé un certain nombre d’interrogations, relatives à la nouvelle tarification de l’eau potable. Celle-ci s’inscrit dans le contrat de délgation de service public, qui vient d’être renégocié entre la ville d’Orléans et la Lyonnaise des eaux, ou plutôt sa nouvelle entité locale, l’Orléanaise des eaux.

Si cette renégociation s’est traduite globalement par une baisse du prix de l’eau pour le consommateur, tout n’est pas clair sur les modes de calcul de la consommation en eau.

J’ajoute que ce type de questions mérite d’autant plus d’être posée, qu’il s’agit là d’un sujet important, qui touche de près nos concitoyens, puisque l’eau constitue une denrée de première nécessité, dont il est essentiel de garantir l’accès dans de bonnes conditions.

Présentation des faits : A la fin de l’année 2011, les conseillers municipaux ont voté une offre tarifaire comportant 3  tranches calculées annuellement. Orléans.mag, l’organe de propagande municipale de janvier 2012, évoque ces dispositions dans son n°94, p. 18.

« Pour une facture annuelle moyenne de 120 m3, le prix de l’eau seul diminuera de 30%. S’agissant des tarifs, « trois tranches ont été définies, applicables à tous » précise Michel Martin : l’eau vitale pour les 40 premiers m3 annuels, l’eau utile entre 40 et 120 m3 – 80% des ménages sont dans cette tranche, et enfin l’eau confort, pour les piscines, l’arrosage et les entreprises. »

Parfait.

Sauf que… sur le document édité par l’orléanaise des eaux, et envoyé à tous les consommateurs, on ne parle plus de consommation annuelle, mais semestrielle. En outre, il n’est plus question de 3 tranches, mais de 4 :

-       de 0 à 20 m 3/semestre: 0,65 euro HT/m3

-       de 20 à 40 m3: 0,92 euro HT/m3

-       – de 60 à 17500 m3 : 1,25 euro HT/m3

-       au delà de 17500m 3: 0,8832 HT/m3

Avec ce nouveau dispositif, 80% des consommateurs ne sont plus dans la tranche 2, mais une bonne partie risque de passer dans la tranche 3.

Prenons l’exemple d’une famille qui consomme 110 m 3 par an, à raison de 40m3 au premier semestre, et 70 m3 au second semestre.

Selon la formule que nous avons votée, elle devra payer 90,4 euros (HT).

Selon la formule de l’orléanaise des eaux, elle paiera 93,7 euros (HT) avec 10m3 payés dans la tranche 3, à 1,25 euros (HT).

En clair, la semestrialisation de la consommation défavorise le consommateur, en réduisant la taille des tranches. Surtout, elle est illégale, puisqu’elle n’a pas été votée par le CM.

En conséquence, nous demandons d’entreprendre auprès de l’orléanaise des eaux toutes les démarches nécessaires, afin qu’elle applique les décisions votées par le CM, et donc qu’elle s’en tienne à un calcul de consommation annuelle, et à une tarification en 3 tranches.

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Les valeurs de la politique

En affirmant qu’il voterait “à titre personnel” pour François Hollande, François Bayrou a manifesté un courage politique qui force le respect. Les risques qu’il choisit d’assumer sont en effet importants. Le premier d’entre eux est, sans conteste, de susciter une certaine incompréhension (au mieux), voire une forte hostilité (au pire) d’une partie de sa famille politique, habituée à voir le Centre se situer à droite. Or, de l’incompréhension à la marginalisation, la distance peut être ténue.

Le geste du leader du MoDem soulèvera également, à n’en pas douter, les sarcasmes des blasés, qui considèrent que l’intérêt personnel est le moteur unique de toute action politique et qui parient plus sur l’attrait d’un maroquin ministériel que sur le respect des principes éthiques.

Enfin, les conséquences à moyen et long terme du choix de François Bayrou tiennent du pari sur l’inconnu, car nul ne sait aujourd’hui comment va se recomposer le paysage de la droite au lendemain du 6 mai, ni si le Centre pourra encore y jouer un rôle déterminant.

Pour autant, cette prise de risques n’est pas sans vertu. Elle rend d’abord encore plus remarquable le plaidoyer pour les valeurs développé par le député des Pyrénées Atlantiques. Car c’est bien la référence aux valeurs républicaines d’humanisme, de fraternité et d’ouverture qui est au coeur du débat. C’est cette référence qui explique que, pour la première fois, un leader centriste se détourne du tropisme conservateur propre  aux partis du Centre, en France, pour faire le choix du candidat de la gauche.

En second lieu, cet acte, historique, consacre la stratégie d’indépendance du Centre, en rupture avec son ancrage satellitaire à droite. Cette crédibilité nouvelle, mérite d’être soulignée, tant au niveau  national qu’au niveau local, où elle renforce nettement la position d’un Guy Torreille, par exemple, tout en affaiblissant un peu plus la majorité déjà brinquebalante d’un Serge Grouard.

Enfin, la déclaration de François Bayrou signe la faillite idéologique du sarkozisme et le renvoie sèchement à ce qu’il est : une crispation agressive du pouvoir et une pathologie de la pensée conservatrice. En succombant à la tentation de l’extrémisme, du repli sur soi, de la peur de l’étranger, en érigeant l’islamophobie en ligne politique, Nicolas Sarkozy a fourvoyé la droite. En disant clairement non à ces dérives, François Bayrou a rappelé que l’espace du débat démocratique supposait le respect des autres, que toutes les postures démagogiques n’y étaient pas tenables, et que l’instrumentalisation des passions et des instincts dégradait l’esprit public tout en menaçant  l’unité de la nation. 

C’est pourquoi, quelle que soit leur appartenance politique, tous les républicains devraient saluer le courage tranquille de François Bayrou. 

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Drame de la Source. Restons humbles devant les questions de sécurité!

A la suite d’une fusillade survenue hier, samedi, dans le quartier de la Source, un homme est décédé des suites de ses blessures. Il s’agit là d’un drame épouvantable qui suscite chez chacun une profonde consternation.
 
Toutefois, sa survenue ne peut manquer d’interroger aussi nos responsables politiques locaux. Quelles qu’en soient les causes (affaire de stupéfiants, règlement de comptes,) cette fusillade mortelle, qui survient à peine un mois après la présentation triomphale des « chiffres de la sécurité » à Orléans, nous rappelle en effet que les questions de sécurité publique constituent un sujet infiniment plus complexe qu’un discours de F. Montillot. Il ne suffit pas d’implanter des caméras de vidéosurveillance pour résoudre les désordres sociaux ou de résidentialiser les HLM pour offrir aux jeunes qui y vivent des perspectives d’avenir. Aucune présentation statistique, si flatteuse soit-elle (et dont les méthodes mêmes ont été contestées par la cour des Comptes), ne doit faire oublier la violence des situations de terrain, ni dissimuler la persistance des trafics de drogue et la circulation de armes à feu.
 
Par delà l’émoi soulevé par la mort violente d’un jeune, le drame de La Source invite donc les politiques à plus de réflexion et à beaucoup d’humilité.
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Forte mobilisation pour la campagne de François Hollande dans le Loiret

Samedi après midi dernier, le 10 mars, 60 « mobilisateurs », militants et sympathisants du parti socialiste, venus de tout le département, se sont retrouvés à Saint Jean de la Ruelle pour plusieurs heures de formation intensive sur les méthodes de porte à porte et le nouveau dispositif de « reporting » (suivi des portes à portes) assuré via le site toushollande.fr

Au cœur de la campagne de François Hollande, les mobilisateurs

Pour sa campagne, François Hollande a souhaité privilégier des actions de terrain, encadrés par un dispositif bâti qui reprend ce qui s’est fait outre Atlantique avec la campagne victorieuse de Barack Obama. Les mobilisateurs sont les fers de lance de ce dispositif, les cadres de la campagne. Porteurs du message du candidat socialiste, ils sont chargés de recruter des volontaires, de les constituer en équipes, de les former et de les encadrer afin qu’ils multiplient les contacts de proximité et qu’ils aillent à la rencontre de nos concitoyens.

Encadrée par 3 animateurs nationaux et organisée par les deux animateurs fédéraux, Corinne Leveleux-Teixeira et Michel Brard, la formation des 60 mobilisateurs du Loiret a rassemblé des représentants de tous les territoires du département sans exception, des zones urbaines du bassin d’Orléans et de Montargis, aux territoires ruraux du Nord, de l’est et de l’Ouest du Loiret.

Au centre du dispositif, le porte à porte

Pendant près de 4 heures, ont été évoqués les objectifs, le contenu, les moyens techniques, les supports et le travail de rendu des actions menées. Très vite, chaque mobilisateur devra en effet prendre en charge une équipe de volontaire de 5 à 10 personnes, soit 300 à 600 personnes pour le Loiret.

Cette campagne conjugue à la fois les rencontres personnelles avec les habitants, par le biais du porte à porte, et l’utilisation d’outils techniques, informatisés, bases de données et internet.

A la fin de la journée, les mobilisateurs sont repartis gonflés à bloc vers leurs territoires , prêts à relever ensemble le défi d’une forte mobilisation citoyenne d’ici le premier tour des présidentielles, le 22 avril prochain.

 

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La mairie d’Orléans et le patrimoine. Une politique de façades

La mairie d’Orléans ne manque jamais une occasion de communiquer sur le nombre de façades à pans de bois qu’elle a contribué à ravaler, sur les pots de fleurs qu’elle a installés ou sur les éclairages tamisés qu’elle a réalisés. Si l’on ne peut que se réjouir des actions d’embellissement menées par la municipalité au cœur de notre cité, (avec, il est vrai, le concours financier actif des habitants, qui prennent en charge les 2/3 des frais de ravalement), l’on doit aussi convenir que ces spectaculaires opérations de toilettage ne suffisent pas à masquer de réelles lacunes en matière de préservation et de valorisation du patrimoine.

Le site de la Motte Sanguin constitue à n’en pas douter un cas d’école en matière de gâchis patrimonial, avec une accumulation invraisemblable de légèretés et de négligences. Pendant des années, cette incurie municipale a encouragé tous les pillages de la part d’individus peu scrupuleux qui firent faire main basse sur les parquets, les moulures, les boiseries du château, défonçant les cloisons, endommageant les huisseries, prenant et arrachant tout ce qui était exploitable, vandalisant le reste. Finalement, la ville, incapable de faire face à ses responsabilités de protection et de restauration, a fait le choix malencontreux de vendre ce domaine, laissant échapper par inertie ce qui constituait pourtant l’un des joyaux de son patrimoine.

ImageBien des églises d’Orléans sont également en piteux état, comme saint Euverte fermée et transformée en un dépôt lapidaire suintant d’humidité, ou ND de Recouvrance, dont le clocher nécessite des travaux d’urgence. Les crytpes de Saint Aignan et de Saint Avit, qui constituent pourtant des merveilles de l’époque romane, sont fermées presque toute l’année. Qui s’en soucie ?

Le patrimoine culturel n’est pas mieux loti. Le musée historique et archéologique de la ville d’Orléans reste portes closes le plus clair du temps faute de personnel pour le surveiller. Ses locaux sont trop exigus et toute sa muséographie est à revoir. Le Musée des Beaux Arts souffre également de moyens insuffisants pour servir les ambitions culturelles qui devraient être celles d’une capitale régionale. La médiathèque tire la langue pour acheter des ouvrages nouveaux, et son fonds patrimonial mériterait un recollement complet, ainsi que des achats sélectifs pour combler les lacunes de ses collections.

Enfin, en matière de patrimoine urbain, si la ville s’est bien dotée d’une ZPPAUP, (ce qui est heureux), celle-ci a vu ses protections démantelées par l’action des députés Grouard et Carré qui ont eu à cœur de réduire les pouvoirs des Architectes des Bâtiments de France.

Que dire enfin des désastreux projets urbains de la rue des Halles (qui a pratiquement achevé de raser les derniers ilôts du secteur médiéval du Châtelet) et de la rue des Carmes, où la ville se propose de détruire froidement deux dizaines d’immeubles pour implanter une grande surface commerciale ?

La politique patrimoniale d’une capitale régionale ne saurait se confondre avec des actions cosmétiques d’embellissement ou de pomponnage, ni se résumer au décompte complaisant des façades ravalées et des pavés posés. Elle devrait être beaucoup plus globale, plus ambitieuse et plus cohérente. Car ce n’est pas en grattant une façade à pans de bois rue de Bourgogne qu’on s’autorise à éventrer la rue des Carmes, ni en exposant les œuvres de Florence Cassez au Zénith qu’on s’exonère d’avoir une action culturelle d’envergure dans les musées, les écoles, les bibliothèques et les rues d’Orléans.

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Déni de démocratie

Les commissaires nommés dans l’enquête publique sur la ZAC Carmes Madeleine viennent donc de rendre leur avis. Au terme d’un rapport à charge, qui emprunte beaucoup de ses expressions aux éléments de langage de la communication municipale (par exemple, p. 116 du rapport, on trouve cette déclaration incongrue : « On peut créditer la ville de n’en avoir jamais autant fait pour la restauration du patrimoine »), les commissaires concluent à l’utilité publique de l’ensemble du projet soumis à enquête, y compris l’alignement de la rue des Carmes. Ce faisant, ils prennent l’exact contrepied de la précédente enquête publique, réalisée il y a un peu plus d’un an sur le même projet, qui préconisait pour sa part de ne pas détruire la rue et de la rendre piétonne. Un projet, deux enquêtes, un même commissaire enquêteur, mais deux résultats différents. Bizarre, bizarre…
Outre que la répétition d’une même procédure sur un même sujet interroge sur la légalité de la seconde enquête publique, elle témoigne également de la volonté obstinée de la majorité municipale de mener, contre le plus élémentaire bon sens, son très couteux projet de destruction du patrimoine. MM. Grouard et Carré n’avaient-ils pas déjà usé de leurs fonctions de députés pour œuvrer activement au démantèlement des ZPPAUP, en privant les Architectes des bâtiments de France de leur pouvoir de censure ? Les commissaires enquêteurs s’inscrivent pleinement dans cette veine néo-libérale et dérégulatrice, puisqu’ils vont jusqu’à proposer de « réviser ou modifier les documents de la ZPPAUP ». Cet outil de protection du patrimoine (ou ce qu’il en reste, après le Grenelle II) sera ainsi définitivement relégué au rang d’instrument de communication municipale, beau à regarder mais totalement inefficace, car non contraignant sur le plan réglementaire.
Surtout, les avis recueillis lors de l’enquête publique sont loin d’exprimer une adhésion populaire massive à l’égard du projet municipal. Sur 817 observations retenues par les commissaires enquêteurs, plus de 61% s’expriment clairement contre la destruction de la rue des Carmes, et cela malgré les intenses opérations de propagande municipale menées sur le marché de la place de la République ou via le relais complaisant d’Orléans.mag.
Sur le fond, les commissaires enquêteurs occultent complètement les enjeux patrimoniaux (qui ne sont pas mentionnés dans les inconvénients du projet, p. 19 des conclusions), minorent les enjeux financiers (57 millions d’euros, ce n’est pas une grosse somme à leurs yeux), et banalisent les enjeux sociaux (les expropriations, les inconvénients liés à des travaux prolongés, etc.). En revanche, ils affectent de considérer que « la part croissante de la marche » et « les déplacements à vélo » « justifient pleinement l’élargissement de la rue ». On croit rêver ! On détruit 150 mètres de front bâti sur 40 mètres de profondeur pour faire passer les piétons et les vélos ! On dépense des dizaines de millions d’euros pour implanter une énième grande surface franchisée. On éventre une rue ancienne pour construire un nouvel ilot de la Rape. C’est à pleurer.
Après Louis Lacave, qui avait détruit l’Hôtel Dieu, après Roger Secrétain, fossoyeur du quartier du Châtelet, c’est à présent à Serge Grouard d’illustrer la passion orléanaise pour le bulldozer. Jeanne d’Arc reviens ! Ils sont devenus fous !
Le Tramway, dans la rue des carmes piétonne et non alignée

Le Tramway, dans la Rue des Carmes, piétonne et pas alignée

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Budget 2012 de la ville d’Orléans (2/2). Du pain et des jeux

Je poursuis l’analyse du budget 2012 de la ville d’Orléans. Après avoir examiné les politiques publiques, jetons un oeil du côté des investissements.

2)    Côté investissements, l’essentiel est mobilisé par des dépenses de voirie et la préparation de projets pharaoniques :

  1. La voirie se taille la part du lion. Près de 18 millions d’euros sont mobilisés en 2012 rien que pour l’espace public, dont le budget explose (sur 55 millions d’investissements, soit plus de 32% : cette proportion n’était que de 19% en 2011). Sur cette somme, la voirie représente 10 millions d’euros. C’est ENORME.

Les travaux de voirie, pour importants qu’ils soient, apparaissent clairement majorés par la ville, compte tenu des surcoûts considérables induits par l’utilisation massive de la pierre de Souppes en centre ville, alors qu’il s’agit d’un produit particulièrement onéreux, au rendu contestable (glissance, fragilité).

En outre, rappelons que la ville d’Orléans a dépensé 1,5 millions d’euros en pure perte dans des études et des dévoiements de réseau pour le projet enterré de destruction de la trémie Jaurès.

En 2011, elle a également dépensé 1,5 millions d’euros pour la réfection de la rue Fernand Rabier (environ 100 mètres de long), pourtant en bon état général. Certaines portions de la rue ont même été refaites plusieurs fois (notamment les emplacements de stationnement). Quand on aime, on ne compte pas !

  1. Les grands projets urbains. C’est essentiellement l’Arena qui attire l’attention, avec 4,7 millions inscrits en recettes (de la Région) et en dépenses. Le seul problème, c’est que la Région n’a pas prévu de dépenser cette somme pour l’Arena en 2012. D’où la ville d’Orléans tire donc ces 4,7 millions d’euros ? À moins qu’il ne s’agisse que d’un simple effet d’annonce ?

 

  1. Il conviendra en effet de suivre attentivement l’utilisation de certaines dépenses, annoncées mais pas toujours réalisées. Ainsi, pour ne prendre qu’un seul exemple, la ville avait inscrit 250 000 euros de dépenses en 2011 sur l’indispensable projet de réaménagement du Sanitas (avec notamment la construction du nouveau « Relais » Orléanais). Or, cet argent n’a pas été utilisé. L’inscription de 300 000 euros sur le même projet en 2012 n’est donc que la reconduction des crédits précédents.

 

Au final, plutôt que de privilégier des politiques de solidarité et d’éducation, qui agissent sur le long terme, corrigent les inégalités et confortent le vivre ensemble, la ville d’Orléans mise sur ce qui se voit, sur le tape à l’œil, l’esbroufe. Un seul chiffre à méditer. En 2012, la ville d’Orléans provisionne 510 000 euros pour la préparation du festival de Loire 2013. C’est presque deux fois plus que toutes les aides attribuées par le CCAS en un an !

Du pain et des jeux.

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Budget 2012 de la ville d’Orléans (1/2). Un budget de confort, non un budget de combat

Le vote de ce budget intervient alors que notre pays traverse l’une des crises les plus graves de son histoire récente, marquée par la dégradation des comptes publics, un niveau inédit d’endettement de l’État, le diktat des marchés et des agences de notation, et la traduction désastreuse de la crise financière en crise économique, entrainant la multiplication des licenciements (+ 30 000 chômeurs en novembre, 2,8 millions de chercheurs d’empois).

À cette situation de forte dégradation économique s’ajoute le renchérissement du prix des matières premières et de l’énergie qui impacte de plein fouet les ménages les plus pauvres. La liste de plus en plus longue des personnes en situation d’impayés pour l’électricité, le gaz, les cantines scolaires, en témoigne éloquemment. Dans les écoles, es collèges, les lycées, on ne compte plus les enfants qui mangent à la cantine sans que leurs parents soient en capacité de payer. Dans la ville d’Orléans, de nombreuses familles ne peuvent se chauffer suffisamment, et beaucoup font la queue devant les portes des associations caritatives, pour y trouver de quoi ne pas perdre complètement pied.

Face à ces situations de précarité, voire de misère sociale qui ne cessent de progresser, quelle est la réponse de la ville d’Orléans ? On sait que la municipalité actuelle a fait de la proximité l’un des 3 axes de sa communication. Cette proximité est-elle à l’œuvre dans le budget 2012 ?

Notons d’abord que la ville d’Orléans dispose de ressources financières suffisamment importantes pour élaborer une réponse forte face à la crise sociale. Malgré quelques points de vigilance à surveiller (une baisse de l’auto-financement, une baisse des investissements, une baisse des aides de l’État), Orléans jouit d’une réelle aisance budgétaire, lui ouvrant de larges marges de manœuvres dans le choix des politiques qu’elle souhaite mettre en œuvre. Contrairement au conseil général ou à la Région, dont les recettes sont fortement contraintes, la ville conserve une réelle autonomie d’action. La politique qu’elle conduit est donc bien celle qu’elle veut conduire.

Or, le budget 2012 ne contient aucune réponse à la crise majeure que nous traversons. Au lieu d’un budget de combat (contre la précarité, contre les difficultés sociales, contre les fins de mois difficiles), la municipalité adopte un budget de confort, qui reconduit à l’identique les choix financiers des années antérieures. Où est la crise dans ce budget ? M. Martin l’a fait disparaître d’un coup de sa calculette magique ! Où sont les gens ? Où est le vivre ensemble ? En quoi la ville d’Orléans assume-t-elle son rôle de bouclier social ? Où est la solidarité, qui est pourtant l’objet premier de toute association communale ? Ce n’est pas en refaisant les trottoirs qu’on aide les gens à mieux vivre !

1)   Du côté des politiques publiques, la ville d’Orléans n’assure pas le présent tout en ne préparant pas l’avenir.

  1. Elle n’assure pas le présent. Le présent, on le sait, c’est la crise. Or le budget social de la ville d’Orléans est en stagnation, ce qui se traduit pas une baisse de ses subventions, en euros constants, par rapport à 2011, alors même que les besoins sont en augmentation.

Voyons les choses de plus près. 90% de ce budget social va au CCAS (centre communal d’action social), pour lequel la subvention de la ville est stable depuis 3 ans (soit 8, 336 millions d’euros). Dans ce contexte, la part de la ville d’Orléans dans le budget total du CCAS (16,2 millions d’euros) ne cesse de se réduire, pour atteindre environ 50%, ce qui traduit un réel désengagement de la municipalité.

On notera en outre que les transferts financiers entre la ville et le CCAS sont favorables à la ville, qui perçoit 10,5 millions d’euros de ce dernier, au titre du paiement des salaires des agents municipaux mis à disposition. Ce qui signifie que la subvention VO ne suffit pas à couvrir le coût de cette mise à disposition.

Dans le budget du CCAS, les dépenses de solidarité représentent moins de 160 000 euros, les aides d’urgence moins de 100 000 euros, soit une enveloppe d’un peu moins de 300 000 euros d’aides, pour une ville de 116 000 habitants….

Face à ces moyens dérisoires, les besoins sont si grands et il y a tant à faire ! Evoquons ici deux simples pistes :

-       l’épicerie sociale, à laquelle il conviendrait de donner beaucoup plus d’ampleur, alors qu’elle est sous-utilisée et que ses horaires sont peu commodes pour les gens qui travaillent.

-       Surtout, la mise en œuvre d’une véritable politique pro-active de repérage des besoins sociaux le plus en amont possible, en traquant les impayés, en détectant les décrochages, en favorisant massivement l’accès aux soins. C’est le plus tôt possible qu’il convient d’intervenir, avant que les difficultés récurrentes ne s’installent. De surcroit, trop souvent, les personnes qui sont confrontées à des « mauvaises périodes » répugnent à venir frapper à la porte des services sociaux. Certains n’osent pas ; d’autres ne savent pas ; d’autres encore sont trop abattus pour réagir. C’est donc le plus souvent à la collectivité de prendre les devants afin de rebâtir la chaine de solidarité sociale.

En outre alors que la ville se désengage du CCAS, elle ne consent pas un effort plus important pour les associations. Le repli à l’égard du CCAS, ne correspond donc pas à une diversification de l’action municipale, mais bien à un désintérêt pour le social. Pourtant, le secteur associatif devrait être encouragé, car il joue un rôle capital :

-       il maintient le lien social

-       il assume des tâches qui couteraient une fortune aux collectivités si elles devaient les prendre en charge elles-mêmes

-       il crée des emplois.

La ville d’Orléans serait donc bien inspirée de créer un fonds de soutien et de dynamisation du secteur associatif, comme cela se fait ailleurs. L’économie sociale et solidaire est l’une des pistes pour sortir de la crise !

  1. La ville d’Orléans ne prépare pas davantage l’avenir, et ne mise guère sur l’éducation. Deux points noirs récurrents sont une fois de plus à signaler :

i.     La question des ATSEM, en nombre insuffisant pour honorer la promesse municipale d’une ATSEM par classe de maternelle

ii.     La baisse des moyens de fonctionnement alloués aux écoles. En 2011, la ville avait programmé 437 000 euros pour l’équipement scolaire. Cette somme est baissée à 145 000 en 2012. Seuls 62 000 euros sont inscrits en dépense pour l’équipement informatique, soit un peu moins de 1000 euros par école. C’est très insuffisant.

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En 2012, de la défiance à l’espoir?

En 2011, le monde a été chahuté par une succession de secousses, provoquant, en un temps record, l’effondrement  de certitudes anciennes, apparemment inébranlables : secousses politiques précipitant les dictateurs dans une chute soudaine (Ben Ali, Moubarak, Gbagbo, Kadhafi) ou les puissants dans une sortie de route brutale (DSK, Berlusconi) ; secousses telluriques causant, au Japon, un tsunami meurtrier et le plus grave accident nucléaire depuis Tchernobyl ; secousses financières de marchés complètement dérégulés, paniqués par les fantasmes qu’il ont eux-mêmes engendrés, mais provoquant une crise économique réelle, frappant de plein fouet les plus démunis.

Et ce n’est pas fini. En Syrie, au Yémen, en Russie, la lutte des peuples se poursuit, dans le sang. En Espagne, en Grèce, en Italie, au Portugal, les plans d’austérité succèdent aux mesures de rigueur, tandis que les gouvernements tombent comme des châteaux de cartes, sous la pression des agences de notation. En France, le nombre de chômeurs augmente, le nombre des emplois publics se réduit, la qualité des services publics se dégrade, faute de moyens, les prix de l’essence, du gaz, de la SNCF, de la restauration, de l’hébergement, des travaux à domicile, des services à la personne, des livres, des mutuelles flambent… Instabilité, incertitudes, morosité, défiance. L’année 2011 se termine sombrement.

Qu’attendre alors, de 2012 ? Les 365 jours qui viennent ne composent certes pas les pages vierges d’un livre totalement inédit. Une partie de notre avenir proche est déjà en gestation dans les actes de notre passé immédiat. Tout n’est pas négatif, pourtant, dans l’année qui vient de s’écouler. Le printemps des peuples arabes, le mouvement des indignés étendu au monde entier, l’exigence croissante de transparence de la vie politique sont autant de signes d’une vigilance accrue des citoyens, et de leur volonté d’exercer sur leurs mandataires un contrôle démocratique plus rigoureux.

Nous avons la chance de vivre, en France, dans une démocratie, même s’il est vrai que cette démocratie est vieillissante et qu’elle dysfonctionne parfois gravement. Or, en 2012, notre peuple aura par deux fois l’occasion de s’exprimer sur son avenir et de reprendre la maîtrise de son propre destin. Les élections présidentielles puis législatives lui offriront l’occasion de choisir un nouveau projet, que j’espère plus fraternel et plus solidaire. Je forme des vœux pour que l’aspiration au changement, que nous sommes nombreux à partager, trouve en 2012 l’occasion de s’incarner autour de François Hollande et de son équipe.

Mais l’alternance n’est rien si elle ne s’accompagne pas de la mise en œuvre de nouvelles pratiques politiques et d’un véritable renouvellement des élites qui nous gouvernent. J’espère donc que 2012 verra l’adoption de mesures importantes pour la modernisation de notre démocratie (non cumul des mandats, acte III de la décentralisation, rôle accru du parlement, droit de vote des étrangers, respect de l’indépendance de la justice), car la liberté est l’un des biens les plus précieux de notre pacte républicain. Un bien jamais complètement acquis, mais toujours à construire, à recréer, à inventer.

Notre pays est en proie à une très grave crise, et dans notre ville, trop de familles, de jeunes, d’adultes, d’enfants, de vieillards, sont en situation d’exclusion. Exclusion à l’égard du travail, de l’éducation, de la santé, de la citoyenneté, du logement, des loisirs. L’égalité, le deuxième pilier de notre devise, reste beaucoup trop souvent lettre morte. L’école reconduit les disparités sociales quand elle ne les augmente pas. Certains quartiers de nos villes sont des ghettos dont on ne sort que difficilement. La couleur de leur peau ou leur confession religieuse prive encore trop de nos concitoyens d’un travail, d’un stage, voire de la considération minimum à laquelle nous avons tous droit. La défiance s’est souvent installée dans nos rapports sociaux, entre nous, ou à l’égard de nos élites, une défiance nourrie par un sentiment d’injustice croissant et la conscience d’une disparité de traitement entre les « puissants » et les « misérables ». Je forme donc des vœux pour qu’après les années bling bling, après le président des riches, après les soirées au Fouquet’s et les vacances en yacht, après les scandales politico-financiers, le bouclier fiscal et les complaisances de classe, les gouvernants de notre pays retrouvent le sens des réalités, le sentiment de la décence et le chemin de la vertu républicaine. J’espère aussi, j’espère surtout, qu’ils n’oublieront pas les espoirs que toute promesse de changement ne manque pas de susciter, et qu’ils répondront vite à l’impérieuse exigence de solidarité nationale. Car on ne fait pas société tout seul et on ne peut aller très loin en laissant le plus grand nombre au bord du chemin. Un pays qui ne se préoccupe pas des plus faibles de ses membres trahit tous les espoirs que ses habitants portent en lui.

« Que sont les États sans la justice, sinon de grands brigandages ? » (Saint Augustin).

Enfin, c’est vers notre chère  cité orléanaise que je voudrais me tourner pour finir. J’espère d’abord, bien sûr, qu’Orléans sera à l’unisson du pays et enverra à l’Assemblée Nationale des députés porteurs des valeurs de progrès social et de solidarité auxquelles je crois. Dans notre commune, trois circonscriptions (la 1ère, la 2ème et la 6ème du Loiret) sont à conquérir pour faire gagner la gauche. Unissons tous nos efforts pour y parvenir! Avec nos bulletins de vote, nous pouvons changer la donne, rompre avec des décennies d’hégémonie du RPR puis de l’UMP et forcer MM. Grouard et Carré à ne plus pratiquer le cumul des mandats.

Et puis, 2012, c’est aussi une étape vers d’autres échéances plus locales, les municipales qui prendront place en 2014. De même que nous devons œuvrer au changement pour notre pays, de même nous avons aussi à préparer l’alternance ici, pour notre ville, et cela dès maintenant. C’est pourquoi, je formule non seulement des vœux mais aussi des engagements très fermes, pour que l’année qui s’ouvre nous permette d’avancer de manière décisive dans la voie du rassemblement et la construction d’un projet municipal crédible pour les hommes et les femmes de notre cité. Il est temps de faire rimer Orléans avec renouvellement!

C’est donc pleine d’espoir et de résolution que je vous souhaite une très belle et très fraternelle année 2012 !

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