Place de l’Etape

Entrée de janvier 2009

Osons les Carmes piétonnes!

28 janvier 2009 · 26 commentaires

Voici la tribune publiée par l’opposition (Groupe Socialistes, Verts et Apparentés) dans la feuille de chou muncipale, “Orléans.mag”. L’article est écrit dans ce style inimitable de simplicité qui n’appartient qu’à moi ( noter que ce texte est inhabituellement court pour ce blog, mais le nombre de signes disponibles étant limité dans Orleans.mag, j’ai dû restreindre considérablement ma fougue).

rue-des-carmes

“Nous vous présentons nos meilleurs vœux pour 2009 et souhaitons qu’en cette nouvelle année notre ville se montre plus soucieuse de ses quartiers, plus solidaire envers les plus fragiles, plus ouverte sur le monde.

Alors, puisque c’est le temps des vœux, nous disons : 2009, année de la concertation citoyenne ? Chiche !”

Janvier c’est le mois des bonnes résolutions. Faisons donc un rêve : que la majorité municipale délaisse la communication et prenne au sérieux la concertation citoyenne. Le dossier de la rue des Carmes offre ici un bon champ d’observation. Les données en sont connues : pour laisser la circulation automobile continuer à emprunter cet axe avec le tram, M. Carré propose d’aligner la rue en détruisant 17 immeubles. 17 immeubles datant des XVIè-XVIIIè siècles. 17 immeubles dont 6 au moins ont des façades à pans de bois. 17 immeubles qui abritent des familles, des habitants, des commerces. 17 immeubles et combien de situations personnelles à gérer, de personnes à reloger, de propriétaires à indemniser ? Pour quel coût patrimonial, urbain, financier, social, humain ? Pour quel avantage ? Plus de bouchons ? Plus de pollution ? Comment parler d’un côté de développement durable et d’agenda 21 et vouloir attirer, de l’autre, toujours plus de voitures dans le centre ancien ? Comment voter, d’un côté, la « charte de la participation citoyenne » et ignorer, de l’autre, le vœu des habitants ? Lors de la réunion publique du 11 décembre dernier au CRDP, un net consensus s’était dégagé, parmi les gens du quartier, en faveur d’une piétonisation de la rue des Carmes. Pourtant, le maire affirme que « le quartier n’est pas prêt pour la piétonisation ». Comment justifier une telle contradiction ?

Forts de ces constats, nous proposons un contre projet pour les Carmes. Un contre projet plus écologique, plus respectueux du patrimoine et de la vie des habitants, plus soucieux des deniers publics. Ce projet prévoit la piétonisation de la rue des Carmes, la rénovation de ses immeubles anciens, et le passage du tram sur une seule voie, en circulation alternée. Le tronçon concerné par cette voie unique (entre la croix Morin et la place De Gaulle), très court, ne gênera pas la succession des rames. Les avantages de cette solution sont nombreux : pas de traumatisme pour les habitants, des économies considérables en argent, en temps de travaux, en nuisances, le doublement de la taille des trottoirs du secteur concerné, et une amélioration sensible du bien être urbain. Pourquoi, alors, ne pas proposer ce projet au choix des citoyens, comme cela a été demandé à M. Carré qui n’a pas daigné nous répondre ? Confondrait-on participation citoyenne et adhésion aux projets municipaux ? Nous n’osons le penser…

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Dies irae dies illa

25 janvier 2009 · 35 commentaires

En principe, ce blog est consacré aux affaires d’intérêt municipal et je m’étais  fixé comme règle, en le commençant,  de ne pas sortir du périmètre orléanais, ou du moins de celui, un peu plus vaste, de l’agglomération orléanaise. Néanmoins, toute règle comporte des exceptions et certaines réformes annoncées ou en cours (suppression du juge d’instruction, atteinte au droit d’amendement des parlementaires), tout comme certaines affaires visant des journalistes, le recours croissant au délit d’outrage, la mise sous tutelle de l’audiovisuel public ne peuvent qu’inciter les citoyens à s’interroger sur les menaces qui pèsent sur les libertés publiques et donc pousser la blogueuse orléanaise que je suis à dénoncer cette forme inavouée de bonarpartisme tranquille.

Or la semaine qui commence demain devrait permettre de mesurer l’intensité des refus collectifs, en voyant s’exprimer la convergence des mécontentements. “L’appel des appels”, publié dans le numéro de vendredi de Libération rend fort bien compte de cette accumulation d’exaspérations, née d’une fuite en avant réformatrice, réalisée sans concertation et sans réflexion, au nom d’une exaltation pathologique de l’action (il faut toujours “faire quelque chose”) servie par une communication forcenée qui sert de cache sexe à l’idéologie libérale la plus dure.

Pour ma part,  je suivrai donc le mot d’ordre de grève lancé pour jeudi prochain et je joindrai ma voix à celle des manifestants outrés par le mépris, la bêtise et la dogmatique obtuse de nos gouvernants.

Je le ferai avec d’autant plus de rage, que j’appartiens à un corps, celui des professeurs d’université, dont le gouvernement actuel ignore tout, mais dont il entend néanmoins régenter le fonctionnement avec une brutalité sans précédent. Surtout, il opère ses intrusions successives dans la porcelaine universitaire non en vue de l’intérêt général, mais pour se conformer à des objectifs comptables à courtes vues. La logique qui inspire l’actuelle inepte réforme du statut d’enseignants chercheurs repose sur deux piliers majeurs : la mise en concurrence des individus contre les individus ou la lutte de tous contre tous (c’est ce que Hobbes appelle “l’état de nature”), d’une part;  la recherche d’économies budgétaires d’autre part.

Les coûts qu’elle induit sont l’exacerbation des tensions au sein des établissements d’enseignement supérieur (vous imaginez l’ambiance lorsque votre salaire et vos obligations de service ne sont plus fixés statutairement mais dépendent du bon vouloir d’un de vos chers collègues) au détriment de l’unité du corps, la majoration du rôle du président d’université, au détriment du principe d’égalité qui préside au fonctionnement des universités depuis le Moyen Age (l’universitas = la communauté des égaux), la dévalorisation de la fonction d’enseignement au détriment des étudiants, la baisse mécanique du temps dévolu à la recherche, au détriment de l’excellence académique. Et comme cela ne suffisait pas, non content de s’attaquer à l’université, Sarkozy nous a promis, pour faire bonne mesure, la disparition du CNRS pour 2009.

L’université, comme l’hôpital, le palais de justice, l’école, n’est pas une entreprise privée; les universitaires ne sont pas des managers et nos étudiants ne sont pas des clients. Au demeurant, on ne mesure pas l’efficacité d’un service public avec une calculette simplement en additionnant des profits et en soustrayant des coûts.

Enfin, et sans doute est-ce le plus important,  la refonte de notre statut menace notre bien le plus précieux, notre indépendance, notre liberté, notre TOTALE  liberté. C’est pour la préserver que nous nous battons aujourd’hui, tous unis, de droite comme de gauche. Parce que nous estimons que cela n’est pas négociable.

Pour permettre à tous de se faire une idée de la situation, je vous reproduis, ci dessous, le texte d’un appel paru dans Le Monde du 6 janvier dernier.

No pasaran!

alma-mater

“Le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche vient de diffuser un projet de décret sur le statut des universitaires qui concrétise la loi sur la responsabilité des universités (LRU) – d’autonomie des universités d’août 2007.Deux réformes majeures sont prévues. D’une part, la possibilité d’une modulation des services d’enseignement est introduite en fonction de l’intensité et du niveau de la recherche de chaque universitaire : avoir une activité de recherche “soutenue” permettrait d’enseigner moins ; ne pas remplir cette condition exposerait à devoir enseigner plus. D’autre part, l’essentiel du déroulement de la carrière (recrutement, avancement, octroi de primes ou de congés sabbatiques et modulation des services) est confié à l’instance universitaire locale, vidant de sa substance le statut de fonctionnaires d’Etat maintenu par le décret pour les professeurs et maîtres de conférences.

Les signataires du présent texte proviennent de disciplines diverses, leurs opinions politiques, leurs appartenances syndicales sont variées, mais ils sont unanimes à considérer qu’un tel projet est, en l’état, inacceptable. Ils ne se mobilisent pas seulement pour défendre leur statut et leurs droits, mais aussi parce que, demain, si les réformes annoncées s’appliquaient, le service public auquel ils sont attachés en serait affaibli, et les premières victimes en seraient ses premiers usagers, les étudiants qu’il leur incombe de former.

Ce projet est d’abord inacceptable parce qu’il repose sur une logique de défiance à l’égard des universitaires, suspectés de ne pas accomplir correctement leur double tâche d’enseignement et de recherche. Faire dépendre le service d’enseignement de critères d’évaluation de la recherche – pour l’instant incertains -, c’est risquer d’assimiler l’activité noble qu’est l’enseignement à une sanction. Cela revient en tout cas à introduire entre les deux missions des enseignants-chercheurs une hiérarchie : ou bien un bon enseignant n’a nul besoin de s’adonner à des recherches, ou bien un chercheur peu productif suffit à faire un enseignant performant.

Ce projet est ensuite inacceptable parce que, à supposer qu’on admette le principe d’une modulation des services liée à une évaluation permanente de l’activité de recherche, les modalités proposées pour cette modulation ne garantissent nullement contre l’arbitraire. Le pouvoir de décision serait en effet aux mains du président d’université (ou du directeur d’établissement) et du conseil d’administration, le second étant conçu par la loi LRU comme un instrument du premier.

Le projet de décret accentue les effets nocifs de la loi LRU, qui a concentré tous les pouvoirs aux mains des présidents d’université. Or dans les universités des pays comparables, si le pouvoir de gestion est entièrement confié à la présidence conçue comme une instance administrative, celle-ci ne détient pas légitimement le pouvoir académique, qui relève des universitaires. En outre, compte tenu des contraintes budgétaires, rien ne garantit que la modulation ne soit le cheval de Troie de l’augmentation du service d’enseignement.

Ce projet est enfin inacceptable parce que, en vidant de son contenu le statut de fonctionnaires d’Etat des universitaires, il porte une grave atteinte aux libertés académiques sans lesquelles il n’y a pas d’universités dignes de ce nom. Depuis des années, le ministère de l’enseignement supérieur s’attaque à la ressource la plus précieuse de l’universitaire : son temps d’autonomie. C’est grâce à lui qu’il peut féconder son enseignement par ses lectures, ses recherches, ses échanges avec d’autres spécialistes, en France et à l’étranger.

Le projet de décret poursuit méthodiquement cette traque de deux manières. D’une part, il vise à transformer l’universitaire en un “employé de l’université” bon à tout faire : non seulement de l’enseignement et de la recherche, mais aussi de la direction d’unités de recherches, de l’ouverture vers l’international, de l’orientation professionnelle, du tutorat, de la levée de fonds, de fonctions d’intendance ou de secrétariat pour lesquelles le personnel administratif qualifié n’est pas assez nombreux. D’autre part, ce texte méconnaît le principe pour lequel le statut de fonctionnaire d’Etat a été conféré aux universitaires : pour garantir leur liberté. Celle-ci est la condition essentielle du développement de leur vocation : associer l’enseignement à la recherche dans un cadre serein et approprié.

Si l’assimilation bureaucratique de l’université à une “entreprise”, et de l’enseignant-chercheur à un “employé” comme les autres, ne s’arrête pas, tout le monde y perdra. Non seulement les universitaires, incités à déserter une institution de plus en plus hostile, mais aussi les étudiants, exposés à voir diminuer la qualité de leurs formations en raison de la fuite, déjà entamée, de leurs meilleurs enseignants, et enfin l’université elle-même. Les réformateurs veulent à tout prix normaliser vers le bas une institution qu’ils comprennent mal et à laquelle ils sont étrangers. Rien d’étonnant à cela : ceux qui tiennent la plume du ministre et donc, de facto, celle du pouvoir législatif et du pouvoir réglementaire, sont justement ceux qui ont troqué la toge d’universitaire contre l’habit de conseiller du Prince.

Le ministère n’a jamais été aussi dirigiste que depuis qu’il prétend octroyer aux universités leur autonomie. Il serait grand temps qu’il daigne écouter les universitaires, c’est-à-dire ceux qui “sont l’Université”, comme le disait si justement Simon Leys. Ils lui diront le fossé abyssal qui existe entre les beaux discours sur l’excellence, ou encore sur le pari de rendre attractives les universités françaises, et la réalité qui se dessine déjà : celle d’universités abandonnées au féodalisme et au clientélisme d’administrateurs locaux.

Loin d’être partisans du statu quo, nous sommes les mieux placés pour connaître l’ampleur des problèmes rencontrés par l’université et l’urgence de les résoudre. Mais en raison du déséquilibre manifeste qui est ici introduit entre les obligations (étendues) et les droits (restreints) des universitaires, nous demandons au ministère de suspendre la procédure d’édition de ce décret et de procéder à des amendements importants, de façon à redonner à ce statut l’équilibre grâce auquel il est une garantie institutionnelle au profit non seulement des universitaires, mais de l’université.”

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Une vraie avancée sociale

15 janvier 2009 · 51 commentaires

J’ai appris, ce matin, en écoutant la radio (France Bleue), que M. Lopez, représentant des éboueurs grévistes del’agglO, avait été convoqué au TGI sur plainte de M. Grouard, Maire d’Orléans, pour “blocage de la voie publique”. On croit rêver! Non, cauchemarder! Comment ne pas être consterné par un tel dévoiement de la procédure? D’abord, ces méthodes  rappellent les pires jours du délit de grève, dont je préfère ne pas redire ici sous quel régime honni de l’histoire de France il a , pour la dernière fois, trouvé à s’exercer. Ensuite, cette plainte traduit un déplacement dangereux de l’action du champ politique (où elle devrait trouver à s’exprimer, entre adversaires légitimes) au champ judiciaire (entre un plaignant et une victime) : c’est donc une mise en faillite des procédures démocratiques de concertation, en même temps qu’une défaute de responsabilité. Où est le droit du travail dans tout cela? Où est le respect de l’autre? Quelle absence totale de considération cela traduit-il envers les partenaires sociaux! Enfin, cette plainte me scandalise en ceci qu’elle fait suite à  trois semaines de total AUTISME SOCIAL. Combien de fois les éboueurs ont-ils rencontré leur employeur? Pourquoi M. Lemaignen  président de l’agglomération orléanaise, n’a-t-il pas cru bon d’aller entendre ses agents (devrais-je écrire ces “gens”) en grève? Quelle incroyable morgue de classe! Et pendant ce temps là, les citoyens de l’agglO, qui ne savent pas qu’ils sont gouvernés par une droite dure, pataugent dans les ordures qui s’amoncèlent, au milieu d’un gigantesque gâchis collectif!

Voici, à titre d’information, le communiqué de presse publié par l’opposition muncipale d’Orléans (Socialistes, verts et apparentés). En espérant que la raison finira par se faire entendre, y compris chez nos très aristocratiques édiles.

“Cela fait maintenant 20 jours que les éboueurs de l’agglomération Orléans Val de Loire ont entamé une grève pour demander une prime supplémentaire de 100 euros par mois.
Cela fait maintenant 20 jours que le président de l’agglomération Orléans Val de Loire distille par voie de presse son mépris social et sa rancœur réactionnaire à l’égard d’agents qui effectuent, dans des conditions pénibles, un travail d’intérêt général.
Pendant ces 20 jours l’exécutif de l’agglomération Orléans Val de Loire a laissé pourrir la situation et refusé de s’asseoir à la table de négociations avec les grévistes, au mépris des règles les plus élémentaires du droit du travail. Il a fallu que le médiateur nommé par le préfet impose une première rencontre pour que M. Lemaignen aille enfin écouter ce que ses agents avaient à lui dire, pour le résultat que l’on sait.
Pendant ces 20 jours monsieur Grouard, maire de la principale commune de l’agglomération, n’a pas jugé utile de s’exprimer sur le sujet, laissant son adjoint seul à la manœuvre comme président de l’agglO. Mais depuis peu, il a repris l’initiative et durci un peu plus le climat. La veille de la venue du président Sarkozy, il a fait appel à une société privée pour « déblayer le terrain ». Surtout, alors que les premières négociations venaient de commencer avec les représentants des grévistes, il a souhaité porter plainte contre l’un d’entre eux, M. Serge Lopez, pour « blocage de la voie publique ». Voilà une bien étrange manière de négocier… D’ailleurs, la voie publique serait-elle bloquée si l’on s’était donné la peine de discuter un tant soit peu avec les travailleurs mécontents ? Qui bloque quoi dans cette affaire ?

Face à cette situation, l’opposition municipale d’Orléans (Groupe socialistes, verts et apparentés) tient à rappeler une nouvelle fois sa totale solidarité avec les travailleurs en grève.
Elle dénonce l’actuelle situation de blocage, due à l’incurie des responsables de l’AgglO ainsi que le mépris d’un autre âge affiché par ceux-ci à l’égard des revendications des éboueurs.

Elle constate que l’absence de négociation a conduit chacun des maires de l’agglO à reprendre la main sur le dossier de la gestion des déchets, vidant ainsi de tout contenu l’intérêt communautaire à coups de menaces de réquisitions et d’appels à des sociétés privées. A Orléans Val de Loire, l’intercommunalité n’existe que quand tout va bien : en cas de crise, elle est aux abonnés absents et le chacun pour soi reprend ses droits. Encore un brillant succès à porter au crédit de M. Lemaignen. Pourquoi en effet attendre la réunion des maires pour agir ? Le président de l’agglO n’a-t-il de compétences que pour décider tout seul de ne rien faire ?
L’opposition municipale s’étonne d’ailleurs de la soudaine rigueur budgétaire qui contraindrait l’exécutif communautaire à ne pas satisfaire les demandes des grévistes. Dans le passé, celui-ci a été moins soucieux de l’argent du contribuable. Quel gaspillage de deniers publics n’a-t-on pas fait lorsqu’il s’est agi par exemple de financer un Inexplosible devenu depuis un Inexploitable (940 000 euros), de creuser un canal qui ne mène nulle part, de construire une capitainerie qui ne reçoit aucun bateau (et de payer les deux agents qui y travaillent), de ne pas construire un tramway attendu depuis 7 ans et de dépenser, par centaines de milliers d’euros, des études inutiles pour des projets avortés ? En général, l’augmentation salariale récompense la qualité du travail accompli. A l’AgglO, l’augmentation des indemnités des responsables communautaires sanctionne une longue série d’échecs retentissants. Cherchez l’erreur !”

greve

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Coming out

13 janvier 2009 · 7 commentaires

rose-rouge-en-bouton

Ça bouge pas mal en ce moment au sein de l’opposition municipale. Outre les deux démissions récentes de nos collègues Joelle Beauvallet et Marc Debarbat que je salue chaleureusement, et l’entrée concomitante de Michel Ricoud et d’Elsa Pelloie, à qui je souhaite bienvenue et bon courage (il va leur en falloir, les pauvres), je tenais à vous informer de ma sortie de la “société civile” (j’adore vraiment trop cette expression) et de mon entrée subséquente dans le monde merveilleux des partis politiques.

Voici le petit communiqué de presse que j’ai concocté à cette occasion:

“Conseillère municipale d’opposition au sein du groupe « Socialistes, Verts et apparentés », jusqu’à présent au titre de la « société civile », je viens d’adhérer au Parti Socialiste, section d’Orléans. Cette adhésion s’inscrit dans le droit fil de mon engagement politique, au service des Orléanais et de la ville d’Orléans. Je suis en effet convaincue qu’on ne peut rien tout seul et qu’à l’inverse, le PS constitue le lieu le plus approprié pour mener une réflexion stratégique sur notre ville et mobiliser efficacement les réseaux citoyens afin de reprendre Orléans à la droite, dans cinq ans.”
Bon, pour les stratèges du calendrier, je tiens à préciser que:

1) j’ai déjà été adhérente du PS il y a de longues années (15 ans je crois : c’était après la défaite aux européennes : j’espère que ça n’est pas un signe pour cette année…). J’avais quitté ce parti pour des raisons d’ordre personnel (en gros, me marier, fonder une famille, avoir des enfants) que je n’arrivais pas bien à concilier avec un engagement politique actif;

2) j’ai pris ma décision de réadhésion en septembre, mais  j’ai prudemment préféré attendre janvier et l’après congrès du PS (ses délices et ses poisons) pour rejoindre la vieille maison de Jaurès.

Voilà…

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