Rien à voir avec l’actualité orléanaise (quoique…). J’apprends ce soir que la Sorbonne est occupée par ses personnels (enseignants, BIATOSS, étudiants) pour protester contre les pernicieuses réformes initiées par les ministres de l’enseignement supérieur et de l’éducation nationale. Pour les squatters, il s’agit aussi d’obtenir le déménagement du rectorat de Paris des locaux de la Sorbonne, dont il truste le quart de la surface, au détriment des espaces dévolus à la recherche et à l’enseignement.
Cette occupation pacifique, qualifiée de “grève active” par ses promoteurs, s’accompagne d’une série de propositions de séminaires spontanés et de cours ouverts à tous, sur les sujets les plus variés. Par exemple, samedi 28 mars aura lieu à l’institut d’art et d’archéologie, de 10h30à 12h, salle 303, un séminaire alternatif, participatif et rétroactif sur “Communication & Subversion”, session 6 . Communiquer en temps de crise : rumeurs, “intox” et façonnage de l’opinion de la Révolution française aux années Sarkozy (1789-2009).” Sympa, non?
A l’image des initiatives nées depuis quelque temps d’une imagination citoyenne en ébullition, ce mouvement témoigne de l’émergence de nouvelles formes de militantisme, mais aussi d’une radicalisation croissante des protestations sociales. Face à la surdité actuelle du gouvernement, une résistance diffuse, multiforme, durable, s’organise. Espérons que les refus pacifiques d’aujourd’hui ne se transformeront pas demain en des révoltes plus violentes, à force d’exaspération contenue et de demandes laissées sans réponse.
Pour en savoir plus sur ce mouvement, je vous invite à consulter ce blog: http://sorbonneengreve.revolublog.com/


