Place de l’Etape

Entrée de novembre 2009

Tramway : notre proposition pour sortir de l’impasse

22 novembre 2009 · 2 commentaires

Les membres du groupe Socialistes, Verts et apparentés du conseil municipal prennent acte de la décision du Collectif Tramway de maintenir le recours déposé contre la déclaration d’utilité publique concernant la seconde ligne de tramway. Ils considèrent qu’il s’agit d’une décision d’une extrême importance, qui témoigne à la fois de l’indépendance et de la détermination des membres du Collectif Tramway à répondre aux impératifs de réussite, d’efficacité et d’accessibilité du plus grand nombre à notre tramway.

Par ailleurs, les membres du groupe d’opposition Socialistes, Verts et apparentés rappellent qu’à la différence de MM. Grouard et Lemaignen, dont l’opinion a considérablement évolué en la matière, ils ont toujours soutenu et défendu l’idée d’une seconde ligne de tram pour notre agglomération et souligné la nécessité pour celle-ci d’évoluer en site propre, sans courir le risque d’être engluée dans les encombrements liés au trafic automobile. Ils estiment que, lorsque des décideurs sont prêts à dépenser près de 320 millions d’euros pour un transport en commun, ils doivent veiller avant toute chose à ce que celui-ci fonctionne correctement et remplissent parfaitement les fonctions pour lesquelles il a été conçu.

Dans ce contexte, compte tenu de l’extrême gravité de la situation et de l’urgence qu’il y a à agir, les membres du groupe Socialistes, Verts et apparentés demandent instamment aux responsables politiques en place, M. Lemaignen à l’agglO et M. Grouard à la mairie d’Orléans, de travailler (enfin) de concert et de tout mettre en œuvre pour parvenir rapidement à une solution. Un telle solution reste en effet toujours techniquement possible jusqu’au prononcé du jugement. Les principaux éléments en sont connus et à portée de main : l’engagement ferme et définitif pour un site propre intégral et la maîtrise du stationnement, conditions nécessaires à l’efficacité et à la viabilité de notre tramway.

Forts de ce constat et conscients des enjeux considérables liés à ce projet pour notre agglomération, les membres du groupe d’opposition municipale appellent à la reprise immédiate des discussions entre les parties et sont prêts à en faciliter la tenue dans les plus brefs délais, en participant activement au dialogue et en travaillant, de toutes leurs forces, à la résolution des derniers points qui font encore obstacle à la réussite de notre tramway.Au pied du mur, nous devons tous œuvrer collectivement, majorité comme opposition, à apporter les améliorations décisives à ce projet, afin d’éviter qu’une possible sanction du juge n’en diffère encore la réalisation.

Le groupe d’opposition municipale Socialistes, Verts et apparentés

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Piétonisation : la majorité municipale a un tramway de retard

18 novembre 2009 · 6 commentaires

Voici un communiqué de presse publié en réponse à une double interview de M. Foussier et de Mme Pinault.

Dans une récente interview à La République du Centre, M. François Foussier, adjoint chargé du commerce, et Mme Elisa Pinault, qui l’a remplacé à la tête de l’association « Les vitrines d’Orléans », s’épanchent longuement sur le « danger » que représenterait la piétonisation de la rue des Carmes.

Et là, on croit rêver, ou plutôt l’on frémit en découvrant une argumentation qui transpire la peur et l’absence totale de vision urbaine forte.

En premier lieu, les consommateurs que nous sommes frissonnent d’angoisse à la lecture de cette affirmation de Mme Pinault : « La décision de piétonniser peut être dramatique et tuer le centre-ville. » Diable ! « Tuer le centre ville » ! Rien que cela ? Mais alors, il doit être bien malade, si la seule piétonisation d’une rue (déjà fermée à la circulation depuis de longs mois, du fait des travaux du tram) suffit à le faire disparaître ! Vite, qu’on déclare l’urgence ! Qu’on organise la mobilisation générale ! Qu’on sonne le tocsin ! Qu’on agisse enfin ! Qu’attend M. Foussier, par exemple, pour enfin mettre en place le nouveau droit de préemption sur les fonds de commerce créé par une loi de … 2005 ? C’est pourtant un outil de maîtrise urbaine et commerciale, qui devrait permettre de conserver la diversité des activités et de dynamiser les commerces de proximité au cœur de notre ville. Pourquoi tant tarder à le mettre en œuvre ? De même, qu’attend M. Foussier pour installer dans la halle Charpenterie ces belles locomotives commerciales qu’il nous promet depuis si longtemps mais qui semblent tarder à sortir du garage pour entrer en gare d’Orléans ? Et pourquoi n’a-t-il toujours par trouvé un repreneur pour le Champion de la Source ?

Autre argument développé par M. Foussier et Mme Pinault : la question des flux de véhicules, la rue des Carmes étant arbitrairement qualifiée de « pénétrante importante sur Orléans ». Outre qu’ils mélangent, pour les ajouter, les flux de véhicules entrants et sortants, ils omettent soigneusement de préciser où vont ces fameuses voitures qui empruntent la rue des Carmes. Est-on certain qu’elles se précipitent vers les boutiques du centre ville pour y faire leurs emplettes ? Où transitent ces flux après les Carmes? Ne s’agit-il pas, tout simplement de riverains ? Aujourd’hui, cette « pénétrante importante » est fermée à la circulation, et vit-on pour autant un cataclysme commercial ? Le centre ville est-il moribond ? Pourquoi, d’ailleurs, ne pas faire le parallèle avec la rue Théophile Chollet (axe Nord/sud) et ses 10 000 véhicules jour, qui va être mise en voie piétonne, sans susciter d’inquiétude particulière de la part de M. Foussier ? En vérité, la piétonisation de la rue des Carmes est dans la logique même de la seconde ligne de tramway : là où l’on met en place ce type de transport en commun, les flux de véhicules se tarissent d’eux mêmes, puisque le tram offre une alternative crédible à l’automobile.

Et puis, il faut aussi sortir d’Orléans ! Partout en France, des zones piétonnes se mettent en place : à Strasbourg, Nancy, Metz, Chartres, Annecy, La Rochelle, pour n’en citer que quelques-uns, ce sont des dizaines et des dizaines de kilomètres de linéaires piétons qui sont déployés, sans tuer le commerce de proximité. Pourquoi en serait-il autrement à Orléans ? Les habitants réclament cette  piétonisation. Au nom de quoi la leur refuser ?

Par ailleurs, il n’est pas sain d’opposer les quartiers les uns aux autres. Pourquoi ce qui est bon pour les Carmes serait-il mauvais pour la rue Royale ? Ce n’est pas en termes de concurrence qu’il faut penser la ville, mais en termes de dynamisme et de complémentarité. A ce titre, la piétonisation de la rue des Carmes constitue bien un atout majeur pour notre cité.

Il serait possible de réfuter point par point l’ensemble de ces arguments. Là n’est point l’essentiel. L’essentiel, c’est qu’ils témoignent d’une vision de la ville rétrograde et frileuse. M. Foussier pense la commercialité comme si elle n’avait pas changé depuis 30 ans. Aujourd’hui, les centres commerciaux s’essoufflent et perdent de plus en plus de clients. L’heure est au commerce de proximité, à forte valeur ajoutée, avec une bonne qualité de service rendu et une dimension relationnelle forte. La rue des Carmes, avec ces boutiques très diversifiées et sa large gamme de produits répond à cette demande nouvelle. Elle n’a pas besoin d’une hypothétique locomotive commerciale.

Enfin, à l’heure du sommet de Copenhague, on ne peut qu’être sidéré par les propos ouvertement contraires au développement durable formulés par l’adjoint au maire d’Orléans. Ce que nous promet M. Foussier, c’est toujours plus de voitures, toujours plus de bouchons, toujours plus de pollution. C’est un consternant retour en arrière que réclame celui qui fut l’adversaire le plus acharné de la piétonisation de la rue de la République. M. Foussier, toujours visionnaire, a, une fois de plus une locomotive (commerciale) de retard.

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Réforme des collectivités territoriales : la défaite annoncée des femmes

8 novembre 2009 · 9 commentaires

Pour nourrir le débat né de la volonté du gouvernement de réformer les collectivités territoriales, voici un communiqué de presse publié le 23 octobre dernier par l’observatoire de la parité:

Projet de Loi relatif à l’élection des conseillers territoriaux. La parité mise en danger

Mme Marie-Jo Zimmermann, Mme Michèle André et Mme Françoise Vilain, Présidentes des Délégations aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les femmes et les hommes de l’Assemblée nationale, du Sénat et du CESE, tiennent à alerter le Gouvernement sur le risque d’inconstitutionnalité du projet de loi relatif à l’élection des conseillers territoriaux.

Les rapports et études d’impact de l’Observatoire de la parité entre les femmes et les hommes, service du Premier ministre, montrent que dans le cadre des scrutins uninominaux, non soumis à des mesures paritaires contraignantes, les femmes sont toujours sacrifiées par les formations politiques.

Pour rappel, toutes les assemblées concernées par le scrutin uninominal présentent des résultats déplorables en matière de démocratie paritaire. Au lendemain des élections on comptait 87,7%d’hommes au sein des conseils généraux, pour 12,3% de femmes en 2008, alors que le scrutin de liste à la proportionnelle, avait  permis, en 2004, l’élection de 47,6% de conseillères régionales.

Le projet de loi n°61 (2009-2010) « relatif à l’élection des conseillers territoriaux », prévoit l’élection de 80% des conseillers territoriaux au scrutin uninominal majoritaire à un tour, dans le cadre de cantons, et de 20% des conseillers territoriaux sur des listes départementales. Il présente un risque important de régression en matière de parité entre les femmes et les hommes. Il aura pour conséquence quasi-mécanique d’exclure les femmes des responsabilités départementales et régionales (1) et remet en question la parité des exécutifs régionaux pourtant garantie par la loi de janvier 2007.

L’argument avancé d’un élargissement du régime électoral paritaire, aux communes de 500 habitants et plus, présenté comme une sorte de mesure « compensatoire » ne saurait être recevable. Bien au contraire, il risquerait de laisser penser qu’il s’agit de renvoyer les femmes aux tâches communales pendant que les hommes s’occupent des affaires d’importance territoriale.

Si l’écriture de l’article 1er de notre Constitution a conduit le Conseil constitutionnel à considérer, en 2003, qu’il était « loisible » au législateur de favoriser « l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats et fonctions électives »(2), il demeure que l’ensemble des données statistiques objectives, recueillies depuis, démontrent que le choix du scrutin uninominal pour désigner 80% des conseillers territoriaux ne sera pas une mesure sans conséquence : cela défavorisera au contraire cet « égal accès », qui faisait, jusqu’à ce jour, la force de la vie démocratique régionale. C’est bien en ce sens que cette mesure pourrait être en violation d’un principe de valeur constitutionnelle.

Il est de la responsabilité des Délégations aux droits des femmes et à l’égalité entre les femmes et les hommes d’être vigilantes sur ces questions. Il revient au Gouvernement et au Parlement de préconiser des mesures nécessaires au respect de cette exigence démocratique.

Parité, mais presque

Notes:

1)Le calcul de projection prend en compte les proportions de femmes et d’hommes élus dans les conseils régionaux et généraux : respectivement 47,6% de femmes élues au scrutin de liste (en 2004), pour seulement 12,3% élues au scrutin uninominal (en 2008). Sur cette base, nous pouvons anticiper : 9,5% de femmes et 10,5% d’hommes élus au scrutin de liste en 2014, pour 9,8% de femmes et 70,2% d’hommes élus au scrutin uninominal. Soit un total de 19,3% de femmes pour 80,7% d’hommes parmi les conseillers territoriaux, en 2014.

Projection F-H aux élections territoriales de 2014, selon le mode de scrutin
Scrutin de liste(Avec contrainte paritaire sur projection élections régionales 2004 = 47,6%F – 52,4%H) Scrutin uninominal(Sans contrainte paritaire sur projection élections cantonales 2008 = 12,3%F – 87,7%H) Total
Femmes 9,5% 9,8% 19,3%
Hommes 10,5 70,2% 80,7%
Total 20% 80% 100%

2) Dans sa décision n° 2000- 429 DC du 30 mai 2000, le Conseil constitutionnel déclare que, à la suite de la révision constitutionnelle opérée l’année précédente, il est désormais « loisible » au législateur d’intervenir pour favoriser l’égal accès. L’intervention étant, par principe, facultative, le législateur peut, lorsqu’il réforme un mode de scrutin, supprimer ou limiter certaines garanties de l’égal accès sans les remplacer nécessairement par des garanties équivalentes (décision n° 2003-476 DC du 24 juillet 2003, concernant la Loi 2003-697 du 30 juillet 2003 portant réforme de l’élection des sénateurs).

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Petits arrangements entre amis

6 novembre 2009 · 2 commentaires

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Brèves remarques sur le Très Grand Equipement

2 novembre 2009 · 14 commentaires

Jeudi soir je suis allée voir le match de basket entre l’Entente et le club de Vilnius. Ce fut un beau match, mal engagé par l’Entente, puis terriblement disputé au cours des deux derniers quarts temps. Même si l’équipe d’Orléans a perdu, elle n’a pas à rougir du résultat obtenu.

Ceci dit, ce n’est pas sur les aspects sportifs de la rencontre que j’aimerais revenir mais sur leurs à-côtés.

D’abord une interrogation de béotienne : pourquoi les organisateurs des rencontres de basket se sentent-ils obligés de nous infliger une musique aussi forte? Ils ont peur qu’il n’y ait pas d’ambiance ou quoi? En plus, tous les spectateurs sont abondamment pourvus de boudins gonflables “ville d’Orléans” (tout un symbole…) qui font un bruit terrible quand on les choque les uns contre les autres. Effet sonore garanti. Côté spectacle, outre le match proprement dit, on a eu droit pendant l’entracte aux lancers de ballons d’un Superman bondissant, qui visait le panier de basket en sautant sur des trampolines; on a pu également admirer les trémoussements de joie d’un poussin en peluche géant sensé mettre le feu au stade; enfin, le bon public s’est réjoui en attrapant au vol des tee shirts lancés par des jeunes gens énergiques. La classe.

Ensuite un constat : la salle du zénith était pleine, disons à 95%. A vue de nez, il y avait entre 200 et 300 places libres. On est loin, très loin, très très loin des 10 000 places promises par le futur Très Grand Equipement. Surtout, j’aimerais bien savoir combien de places PAYANTES ont effectivement été vendues. Ce n’est pas là une remarque de pure forme mais un question essentielle pour qui s’interroge, comme c’est légitime, sur la rentabilité de ce l’énorme machine qu’on nous promet. Déjà dépenser plus de 70 millions d’euros pour ce truc, cela mérite réflexion. Si, en plus, il faut que chaque année on remette quelques millions d’euros sur la table afin de faire tourner le joujou municipal, nous frisons  l’irresponsabilité politique. Personnellement, je me pose de plus en plus de question sur la pertinence même de ce grand cirque, dont les coûts pharaoniques de fonctionnement risquent à terme de plomber les finances de la ville.

circus maximus

Enfin, une remarque de pur bon sens : le stationnement aux environs du zénith était, jeudi soir, totalement anarchique, avec des voitures partout, garées souvent n’importe comment, à perte de vue et  les parking d’Auchan pris d’assaut. Tout cela pour un peu de moins de 5000 spectateurs SEULEMENT, et ALORS QUE LE ZENITH EST DESSERVI PAR LE TRAMWAY. Qu’est ce que ce sera à l’Ile Arrault? Combien de parkings supplémentaires faudra-t-il construire? Où? Combien de nouvelles voiries devront-elles être aménagées en plus d’une passerelle annoncée sur la Loire (pour les voitures?)? Quelle est la cohérence écologique de tout cela? Et la cohérence urbaine? Je m’interroge…

Enfin, heureusement, nous avons les CMA et le forum citoyen pour en discuter. Ca me rassure…

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