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La rentrée des crasses. Où sont passées les activités périscolaires dans les écoles d’Orléans?

4 septembre 2008 · 5 commentaires

Cette semaine, les enfants ont repris le chemin de l’école, après des vacances bien méritées. Ils vont découvrir de nouveaux professeurs, se faire de nouveaux copains, inventer de nouvelles bêtises et apprendre tout un tas de trucs passionnants (comme la numération égyptienne, dont m’a entretenu savamment ma fille aînée ce soir : ça n’a évidemment rien à voir avec les hiéroglyphes).

Ce retour à l’école marque aussi, pour certains enfants qui restent à la cantine et/ou à la garderie du soir, l’occasion de pratiquer des activités éducatives, artistiques et sportives (théâtre, danse, chorale, arts plastiques, bricolage, informatique, gymnastique, etc.), sous la conduite d’adultes qualifiés et bienveillants, mais non enseignants. Ces activités ont lieu en dehors du temps scolaire quoique sur le site de l’école (ce qui pose d’ailleurs parfois des problèmes de place, mais ce n’est pas la question d’aujourd’hui). Elles sont donc à bon droit qualifiées de « périscolaires ». Très prisées par les enfants, elles se déroulent en ateliers de quelques élèves. Elles relèvent de la compétence de la mairie et sont en principe assurées par du personnel municipal. Les enfants en attendent toujours le lancement avec impatience tandis qu’elles prennent fin en apothéose par la fameuse « fête des ateliers » (un grand moment de communion pédagogico-parentale), vers le mois de juin.

Or qu’apprends-je ? Cette année, ces bienheureuses activités, dont le choix fait toujours l’objet de débats passionnés à la maison et d’une concurrence féroce à l’école lors de l’inscription, ces bienheureuses activités, disais-je, ne commenceront pas avant le mois de décembre, au plus tôt. L’année dernière, elles n’avaient déjà été ouvertes qu’à la fin novembre. L’année précédente, après les vacances de Toussaint, et l’année d’avant, si mes souvenirs sont bons, dès le mois d’octobre. Bref, plus ça va, moins y en a. Ce ne sont plus des activités périscolaires, mais un exercice comptable de soustraction.

Devinez pourquoi. En raison de sournoises et mystérieuses économies budgétaires dont on se garde bien donner la raison et l’ampleur. En outre, à ma connaissance, mes impôts n’ont pas baissé. C’est même plutôt le contraire. La municipalité en place, on le sait, confond communication et publication de bulletins de victoires. Elle s’est donc bien gardée d’évoquer cette misérable question d’activités périscolaires de rien du tout. On ne dit rien. On n’en parle pas. Donc, ça n’existe pas (le Grouardisme est une forme contemporaine et impensée du nominalisme). On met soigneusement les miettes sous le tapis en espérant que personne ne s’apercevra du tour de passe-passe. Et on glisse à autre chose. Avec élégance et désinvolture.

Alors, une question : où est passé l’argent économisé sur les activités périscolaires ? I want my money back. Plus d’impôts. Moins de services. Ce n’est pas comme cela que « le nouvel Orléans me sourit ».

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