L’Aréna d’Orléans : un projet d’intérêt privé

Après une séquence estivale, occupée par l’hyper-dramatisation des dossiers orléanais (Carmes, Aréna), soi-disant victimes de l’acharnement malveillant du nouveau gouvernement, nous avons assisté hier au retour d’une communication municipale heureuse, faite de visuels « magnifiques » et de bâtiments « harmonieux » se détachant sur un ciel bleu sans nuage.

ImageA cet égard, la prise de parole de Serge Grouard sur l’Aréna, hier, en conseil de communauté était remarquablement paradoxale. D’un côté, il s’agissait pour le maire de rappeler la nécessité du secret et l’importance de la discrétion (« je ne peux rien dire », « je ne dois pas communiquer »). Mais d’un autre côté, pour maintenir en haleine l’intérêt du public, il lui fallait occuper le terrain, jouer à fond le jeu de la communication, doser savamment le « teasing » visuel (avec les fameuses « vues d’artistes » du futur grand équipement) et l’expression verbeuse d’une intense autosatisfaction. A assister à un tel spectacle, on peut légitimement se poser la question de la pertinence d’une telle communication si l’on n’a rien à dire. 

Pour autant, malgré l’artifice, les quelques bribes d’informations parcimonieusement lâchés par le premier magistrat de la ville sur le projet phare de son second mandat révèlent au moins deux enseignements inquiétants.

1)   En premier lieu le portage politique du dossier n’est absolument pas à la hauteur de ses enjeux. L’absence totale de concertation, les décisions prises en catimini, le secret des options retenues sont incompatibles avec une adhésion massive de la population et des élus d’Orléans à ce projet. Ce point mérite d’autant plus d’être souligné que la construction et le fonctionnement de l’Aréna auront des conséquences durables (plusieurs décennies) sur les finances d’Orléans.

Un dossier de cette importance mérite donc à la fois une large consultation démocratique (sur l’implantation, la conception, et le montage financier de la chose) et une totale transparence des démarches. Ce n’est qu’à ce prix qu’une décision politique est susceptible de produire une adhésion collective. Ce n’est qu’à ces conditions que le rêve d’un seul peut devenir le projet de tous. Or, aujourd’hui, cette forte exigence participative maintes fois rappelée par les conseillers d’opposition n’est absolument pas honorée par la majorité.

2)   L’Aréna, par son montage financier et la nature des partenaires qu’elle associe (le groupe Caisse d’Epargne/Banque Populaire, Bouygues, TF1) s’affirme délibérément comme un grand projet d’intérêt privé. Le PPP (partenariat public privé), présenté comme un moyen efficace pour lever des fonds, constitue une véritable bombe à retardement pour les finances d’une collectivité locale.

En outre, on cherche en vain, dans ce qui nous a été présenté hier, les salles pour les petits clubs, les espaces associatifs, les équipements de proximité. Le grand cube de bêton et d’acier prévu pour s’élever sur le site de FAMAR fait dans le bling bling, le monumental et le VIP, nettement plus que dans le sport pour tous.

Enfin, à l’heure où une crise économique majeure laisse sur le bord de la route tant de nos concitoyens, cet étalage de richesses et de fastes réservées à une poignée de privilégiés apparaît totalement hors de propos. Pour tout dire, l’intérêt général des habitants d’Orléans ne correspond pas à la somme de ces intérêts particuliers. Loin s’en faut !

Publié dans Uncategorized | Tagué , , , , | 3 commentaires

Les rigueurs sélectives de la politique municipale (Tribune)

C’est la rentrée ! Pour beaucoup, cette période est synonyme de bonnes résolutions, de nouvelles habitudes, mais aussi, parfois, de gêne financière, avec les factures et les charges qui s’accumulent.

Dans le contexte actuel de crise, les conseillers municipaux de l’opposition pensent que la commune doit être un espace de solidarité active, œuvrant au plus près des besoins des personnes. A ce titre, deux secteurs essentiels de la vie publique devraient être privilégiés : l’éducation et le social. Qu’en est-il à Orléans ?

En matière d’éducation, les efforts de la ville portent sur ce qui se voit (les bâtiments), au détriment de ce qui ne se voit pas (le fonctionnement). Si la réfection des écoles et l’entretien des cours de récréation sont nécessaires, nous pensons que les responsabilités communales vont très au delà de ces tâches de maintenance. Or, depuis quelques années, les crédits de fonctionnement des écoles publiques d’Orléans se réduisent. Cela signifie moins d’argent pour acheter des livres, du papier, du matériel éducatif ; les ATSEM ne sont plus remplacées dans les écoles maternelles lorsqu’elles sont absentes ; les classes de découverte durent moins longtemps ou vont moins loin Partout, le sous-équipement informatique est criant. Ce ne sont pas là des moyens ambitieux pour nos enfants ! Pourtant, la ville dispose des ressources budgétaires qui lui permettraient de faire beaucoup plus !

Le secteur social illustre lui aussi cette rigueur sélective. En 2011, en effet et pour la 2ème année consécutive, le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) a dégagé un excédent de plus d’un million €. En 2010, il affichait déjà un résultat record de plus d’1,3 million €. Cette situation, très choquante dans le contexte actuel, a incité les conseillers municipaux d’opposition à interpeller la majorité et à proposer le gel du prix des services dispensés par le CCAS (portage des repas, animations proposées aux ainés, loyers des foyers logements, etc). Les élus de gauche demandent également qu’un travail de détection des précarités sociales soit mené, en lien avec les opérateurs de l’énergie, l’Orléanaise des eaux, les bailleurs sociaux et les écoles, pour éviter que le cumul des impayés ne conduise à des situations de grande détresse. Ils réclament de même l’élargissement des conditions d’accès et des horaires d’ouverture de l’épicerie sociale.

            En matière éducative, comme en matière sociale, des marges de manœuvre existent pour une autre politique, plus proche des gens. C’est cette vision de la solidarité municipale que nous défendons.

Corinne Leveleux-Teixeira

Publié dans Uncategorized | Tagué , , | Laisser un commentaire

Au lieu d’une Arena, développons le sport pour tous!

Le conseil d’administration du Centre National pour le Développement du Sport, dans un communiqué publié ce 23 juillet, a annoncé qu’il annulait la subvention accordée à la ville d’Orléans pour la construction de son Aréna, en raison des « irrégularités relevées dans la procédure suivie ».

Certes, il ne s’agit pas du point final mis à ce dossier, car la ville est invitée à représenter sa copie une fois qu’elle aura finalisé son projet.

Pour autant, la décision du CNDS est importante pour deux raisons.

En premier lieu, elle éclaire d’un jour nouveau les manœuvres, les pressions et les libertés prises avec la procédure qui avaient conduit l’établissement public à valider une première fois le projet orléanais lors d’une réunion convoquée à la hâte, hors du calendrier normal de ses travaux et à deux jours seulement de l’élection présidentielle. De ce point de vue, le parallélisme avec le dossier des Carmes est frappant et traduit les manières peu respectueuses des formes qu’utilise le maire d’Orléans. Manifestement, la méthode sarkoziste de la marche forcée n’a pas résisté au changement.

En second lieu, et sur le fond, le CNDS, qui connaît une situation financière délicate, affirme son intention de se recentrer sur le cœur de sa vocation initiale, le « développement du sport pour tous ».ImageSans préjuger de la suite, il est donc peu probable qu’il continue de financer les grands équipements avec la même largesse qu’il a pu le faire par le passé.

 

Cette position de principe rejoint parfaitement celle des conseillers municipaux de la gauche orléanaise, attachés aux valeurs du sport pour tous, et au développement de la pratique sportive à tous les âges, dans tous les milieux, pour tous les niveaux et dans tous les quartiers de notre ville. Les élus socialistes, verts et apparentés ont d’ailleurs récemment écrit à ce sujet à la ministre des sports, et sollicité un rendez pour s’en entretenir plus précisément.

Or, l’Aréna d’Orléans ne répond pas du tout à cet objectif de promotion du sport pour tous, mais obéit au contraire à une logique de marchandisation du sport spectacle.

Par ailleurs, sa localisation reste des plus contestable, et son coût, démesuré, risque de devenir le tombeau financier de la ville, de même que l’instrument d’un déclassement programmé du zénith, placé dans une intenable situation de concurrence avec l’Aréna.

Il apparaît donc souhaitable de tirer profit du délai imposé par le CNDS pour revoir en profondeur la copie de l’Aréna d’Orléans et proposer un projet plus modeste dans sa configuration, plus républicain dans son principe, plus respectueux de l’environnement dans sa localisation, et beaucoup moins couteux dans son fonctionnement. Bref, un projet qui réponde aux critères du CNDS et surtout aux attentes des Orléanais. Le tout, dans la sérénité et au moyen d’une large concertation.

 

Publié dans Uncategorized | Tagué , , , | 7 commentaires

Une bonne nouvelle pour Orléans : La rue des Carmes est sauvée!

Aurélie Filippetti, Ministre de la culture, vient officiellement d’ordonner l’instance de classement monument historique de tous les immeubles de la rue des Carmes menacés de destruction.

Image

Cette mesure, tout à fait exceptionnelle par son ampleur, répond à la situation d’urgence créée par la mairie d’Orléans elle-même. Profitant des mois d’été, Serge Grouard avait en effet choisi de déposer en catimini les permis de démolir visant les bâtiments historiques de la rue des Carmes, alors même que plusieurs propriétaires se refusent toujours à vendre leurs biens et que certains logements sont encore occupés !

Ce nouveau coup de force n’était, il est vrai que la dernière manifestation en date d’une volonté de bétonner à tout prix, qui avait déjà conduit le maire d’Orléans à franchir plusieurs fois la ligne jaune de l’illégalité : en violant le règlement de protection patrimoniale qu’il avait lui même signé (l’alignement de la rue des Carmes est en effet contraire à la lettre et à l’esprit de la ZPPAUP de la ville d’Orléans), en usant de ses prérogatives de député pour modifier la loi et réduire le pouvoir des architectes des bâtiments de France, en faisant organiser une seconde enquête publique sur son projet d’alignement alors que la première lui avait donné tort, en ignorant délibérément l’avis favorable au classement monument historique des deux immeubles du 45 et du 59 rue des Carmes, etc. La liste n’est que trop longue des manquements à la mesure républicaine, des illégalités et des abus de pouvoir commis par le maire d’Orléans tout au long de ce dossier.

Quant à la déclaration d’utilité publique prise par le préfet de région, elle a été adoptée en faisant fi de l’avis de classement rendu par la commission compétente. Circonstance troublante, elle a été signée en pleine période de réserve, à quelques jours des élections. Il s’agit là d’un hasard de calendrier, sans doute, mais c’est un hasard heureux pour le maire d’Orléans, et surtout un hasard qui trahit l’urgence et la précipitation. La déclaration d’utilité publique préfectorale, très contestable sur le fond et la forme faisait d’ailleurs l’objet d’un recours devant le tribunal administratif. Elle devient aujourd’hui caduque. A l’égard du préfet, la décision de la ministre sonne aussi comme un désaveu.

Rappelons en outre que, lors des consultations obligatoires organisées dans le cadre des enquêtes publiques, une large majorité de citoyens (plus des 2/3) s’était prononcée contre le funeste projet du maire d’Orléans. Le choix d’alignement défendu par Serge Grouard était donc non seulement illégal, mais irrespectueux de la consultation démocratique des habitants.

La situation était telle que de nombreuses associations de défense du patrimoine, présentes dans toute la France, et peu suspectes de sympathies politiques, s’étaient émues des mauvais coups portés par la mairie d’Orléans contre une rue historique de notre centre ville.

ImageLa décision de la ministre vient opportunément souligner la valeur du patrimoine de notre cité, tout en rappelant les règles d’un État de droit dont nul ne peut s’affranchir, même le maire d’Orléans.

Elle a enfin pour vertu de ramener le débat sur les bases solides qui auraient dû être les siennes depuis le début : celles d’un projet urbain respectueux de la ville et de ses habitants. C’est la raison pour laquelle l’opposition municipale se réjouit vivement de l’instance de classement qui vient d’être ordonnée. Il est à souhaiter que les mois qui viennent soient mis à profit pour que la ville revoie sa copie dans la sérénité, en tenant compte de la valeur patrimoniale de la rue des Carmes, et en y déployant un programme de valorisation analogue à celui qui a été mis en œuvre dans le secteur Bourgogne.

Les habitants et les commerçants de la rue des Carmes ont beaucoup souffert. Ils ont subi un chantier du tram très dur et très long. Beaucoup ont dû quitter leur logement, vendre leur boutique, souvent contre leur gré, parce qu’on ne leur laissait pas d’autre choix. Certains étaient encore en instance d’expulsion. D’autres ont eu le sentiment que leur rue était stigmatisée, qu’elle avait « mauvaise réputation », et qu’ils étaient des citoyens de seconde zone. Tous ont vécu dans l’incertitude, n’osant faire des projets à moyen ou long terme pour leur cadre de vie quotidien. C’est vers eux que vont mes pensées en ce jour de victoire. Ils l’ont tant attendue cette bonne nouvelle ! Ils vont, enfin, pouvoir se remettre à espérer. Ils vont, enfin, pouvoir vivre en paix rue des Carmes ! Cette victoire est la leur. C’est à leur courage, à leur mobilisation, à leur enthousiasme obstiné qu’ils la doivent. Comptons maintenant sur leur intelligence et leur amour de notre ville pour proposer un nouveau et beau projet pour la rue des Carmes. Notre rue des Carmes !

Publié dans Uncategorized | Tagué , , , , , | 8 commentaires

Les surprenants excédents du CCAS d’Orléans

En 2011, et pour la deuxième année consécutive, le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) d’Orléans a dégagé un important excédent par rapport à ses prévisions budgétaires : 1 045 706, 71 euros. Pour rappel, en 2010, cette même instance avait déjà affiché un résultat record de plus d’1,3 million d’euros à la clôture de son exercice. En cumul, ce sont donc près de 2, 4 millions d’euros qui gonflent la cagnotte du Centre d’action sociale, pour un budget de fonctionnement moyen qui tourne autour de 16 millions d’euros. En cette période de crise, qui frappe durement nos contemporains les plus fragiles, cette situation mérite qu’on s’y arrête.

ImageElle interroge d’abord sur la gestion globale de la politique sociale à Orléans, dont le CCAS est le principal vecteur. Ainsi, cette année, l’excédent est nourri à la fois par des dépenses inférieures aux prévisions (mais ces dépenses n’avaient-elles pas été surévaluées lors de la construction du budget ?) et par des recettes supérieures aux attentes. Comme ces recettes proviennent des subventions reçues – notamment de la CAF – et de ce que payent les famille pour l’accès aux prestations, l’on est en droit de s’interroger sur la pertinence de la politique tarifaire menée par le CCAS.

L’opposition municipale renouvelle donc sa demande que le prix des services dispensés par le CCAS soit gelé, au moins pour les foyers les plus modestes. Il en irait ainsi des places en crèche, du portage des repas, des animations proposées aux ainés, des foyers logements, etc.

En outre, au delà de l’analyse en cours des besoins sociaux, indispensable mais insuffisante, les élus de l’opposition réclament qu’un travail systématique de détection des précarités sociales soit mené, en lien avec les opérateurs de l’énergie (électricité, gaz), l’Orléanaise des eaux, les établissements scolaires (pour la question du paiement de la cantine ou de la garderie, par exemple), afin d’éviter que des dossiers d’impayés ne conduisent à des situations de détresses cumulatives. Beaucoup de personnes isolées, de familles modestes, n’osent pas, ne savent pas ou n’ont pas l’énergie de venir frapper à la porte du CCAS. Dans ces conditions, il est vain d’attendre qu’elles se présentent pour prétendre les aider.

De même, les conditions d’accès et les horaires d’ouverture de l’épicerie sociale devraient être élargies, afin de permettre à beaucoup de nos concitoyens, qui sont dans une situation économique difficile, de boucler leurs fins de mois dans des conditions décentes.

En tout état de cause, le compte administratif, largement excédentaire, du CCAS ne nous satisfait pas. L’action sociale n’a pas vocation à faire des bénéfices !

Publié dans Mise en perspective | Tagué , , , , | 2 commentaires

Un passage piétons pour l’école Ducerceau à Orléans

A l’occcasion du dernier conseil municipal, j’ai interpellé la majorité sur la question de la sécurisation des abords des écoles, en particulier celle de l’école Ducerceau, située rue Jeanne d’Arc, et devant laquelle vont passent des voitures en double sens, ainsi que la deuxième ligne de tram, sans qu’aucun passage protégé n’ait été aménagé pour les enfants et les adultes.

Le point à l’ordre du jour du conseil concernait la motorisation de la porte cochère de cette école. Or, cette motorisation ne résout absolument pas le problème de sécurité posé par l’absence de passage piétons au droit de l’école. Ce point a pourtant été soulevé depuis plusieurs années par les parents d’élèves élus de l’école, en lien avec l’avancée des travaux du tram.

Au jour d’aujourd’hui, la présence de l’école, et donc des enfants, n’est matérialisée par AUCUNE SIGNALETIQUE à l’attention des automobilistes ni par aucun dispositif lumineux, ou feux tricolores.

Pour info et comparaison, le bas de la rue Jeanne d’Arc, où se trouvent des commerces de vêtements, comporte pas moins de 4 passages piétons en moins de 100mètres. Pourquoi ne pas en installer un devant l’école ?

Pour rappel, les parents de l’école ont fait signer une pétition par 136 parents d’élèves, celle ci ayant été envoyée à la Ville et à l’AgglO la semaine suivante. Le courrier reçu en réponse n’apparaît pas satisfaisant, car il reste relativement vague sur les compléments d’aménagements envisagés, et surtout, ne fait pas mention d’un engagement ferme pour la création d’un passage piéton ou d’une matérialisation concrète de la zone 30 dans la rue Jeanne d’Arc, voire d’un dispositif pour réduire la vitesse des véhicules.

Voilà ce qu’écrivaient les parents : « Les « nouveaux » dispositifs  mentionnés dans le courrier de la ville sont le stricte minimum que nous pouvions attendre autour d’une école, mais ne constituent pas en soit une réponse adaptée à nos préoccupations. Comme vous avez pu le constater depuis 5 mois, la zone 30 est totalement ineffective et sa signalisation comme sa matérialisation dans la rue Jeanne d’Arc est invisible, entrainant de fait son non respect.

La présence de l’agent aux heures d’entrée et de sortie d’école est un dispositif normal propre à toutes les écoles d’Orléans ayant une localisation en bordure d’une rue passante.

Contrairement à ce qu’indique la Ville, nous ne constatons pas que la circulation reste limitée dans le secteur de la rue Jeanne d’Arc, notamment aux heures d’entrée et de sortie d’école et qui plus est, depuis que celle ci est à double sens.

En tout état de cause, cette réponse officielle de la Ville et bien en deçà de nos attentes et ne correspond pas à notre demande de création d’un passage piéton dans les plus brefs délais, à celle d’un renforcement de la signalisation de la zone 30, voire de l’installation d’un dispositif de type « dos d’âne » pour limiter la vitesse des véhicules trop souvent supérieure à 30 km/h.

En outre, aucune échéance n’est donnée sur l’éventuelle création d’aménagements complémentaires, alors même que nous pensons que la situation est désormais urgente, la marche à blanc du Tramway (passages réguliers) ayant débuté. »

Nous demandons donc au CM de prendre acte de cette situation d’urgence, et de mandater au plus vite des travaux d’aménagement d’un passage piéton, ainsi qu’une signalétique adaptée devant cette école.

A la suite de cette demande, Mme Cheradame, l’adjointe en charge du suivi des travaux du tram, a annoncé qu’un passage piétons serait posé dans les 15 jours, ainsi qu’un dispositif lumineux signalant la présence de l’école aux automobillistes.

Je me réjouis de l’issue heureuse de ce dossier, qui aurait pu être mise en oeuvre depuis longtemps.

Publié dans Mise au point | Tagué , , , , | 2 commentaires

Interrogations sur la tarification de l’eau potable à Orléans

A l’occasion du dernier conseil municipal, qui s’est tenu le 25 mai dernier, j’ai soulevé un certain nombre d’interrogations, relatives à la nouvelle tarification de l’eau potable. Celle-ci s’inscrit dans le contrat de délgation de service public, qui vient d’être renégocié entre la ville d’Orléans et la Lyonnaise des eaux, ou plutôt sa nouvelle entité locale, l’Orléanaise des eaux.

Si cette renégociation s’est traduite globalement par une baisse du prix de l’eau pour le consommateur, tout n’est pas clair sur les modes de calcul de la consommation en eau.

J’ajoute que ce type de questions mérite d’autant plus d’être posée, qu’il s’agit là d’un sujet important, qui touche de près nos concitoyens, puisque l’eau constitue une denrée de première nécessité, dont il est essentiel de garantir l’accès dans de bonnes conditions.

Présentation des faits : A la fin de l’année 2011, les conseillers municipaux ont voté une offre tarifaire comportant 3  tranches calculées annuellement. Orléans.mag, l’organe de propagande municipale de janvier 2012, évoque ces dispositions dans son n°94, p. 18.

« Pour une facture annuelle moyenne de 120 m3, le prix de l’eau seul diminuera de 30%. S’agissant des tarifs, « trois tranches ont été définies, applicables à tous » précise Michel Martin : l’eau vitale pour les 40 premiers m3 annuels, l’eau utile entre 40 et 120 m3 – 80% des ménages sont dans cette tranche, et enfin l’eau confort, pour les piscines, l’arrosage et les entreprises. »

Parfait.

Sauf que… sur le document édité par l’orléanaise des eaux, et envoyé à tous les consommateurs, on ne parle plus de consommation annuelle, mais semestrielle. En outre, il n’est plus question de 3 tranches, mais de 4 :

–       de 0 à 20 m 3/semestre: 0,65 euro HT/m3

–       de 20 à 40 m3: 0,92 euro HT/m3

–       – de 60 à 17500 m3 : 1,25 euro HT/m3

–       au delà de 17500m 3: 0,8832 HT/m3

Avec ce nouveau dispositif, 80% des consommateurs ne sont plus dans la tranche 2, mais une bonne partie risque de passer dans la tranche 3.

Prenons l’exemple d’une famille qui consomme 110 m 3 par an, à raison de 40m3 au premier semestre, et 70 m3 au second semestre.

Selon la formule que nous avons votée, elle devra payer 90,4 euros (HT).

Selon la formule de l’orléanaise des eaux, elle paiera 93,7 euros (HT) avec 10m3 payés dans la tranche 3, à 1,25 euros (HT).

En clair, la semestrialisation de la consommation défavorise le consommateur, en réduisant la taille des tranches. Surtout, elle est illégale, puisqu’elle n’a pas été votée par le CM.

En conséquence, nous demandons d’entreprendre auprès de l’orléanaise des eaux toutes les démarches nécessaires, afin qu’elle applique les décisions votées par le CM, et donc qu’elle s’en tienne à un calcul de consommation annuelle, et à une tarification en 3 tranches.

Publié dans Mise en exergue | Tagué , , , | 3 commentaires

Les valeurs de la politique

En affirmant qu’il voterait « à titre personnel » pour François Hollande, François Bayrou a manifesté un courage politique qui force le respect. Les risques qu’il choisit d’assumer sont en effet importants. Le premier d’entre eux est, sans conteste, de susciter une certaine incompréhension (au mieux), voire une forte hostilité (au pire) d’une partie de sa famille politique, habituée à voir le Centre se situer à droite. Or, de l’incompréhension à la marginalisation, la distance peut être ténue.

Le geste du leader du MoDem soulèvera également, à n’en pas douter, les sarcasmes des blasés, qui considèrent que l’intérêt personnel est le moteur unique de toute action politique et qui parient plus sur l’attrait d’un maroquin ministériel que sur le respect des principes éthiques.

Enfin, les conséquences à moyen et long terme du choix de François Bayrou tiennent du pari sur l’inconnu, car nul ne sait aujourd’hui comment va se recomposer le paysage de la droite au lendemain du 6 mai, ni si le Centre pourra encore y jouer un rôle déterminant.

Pour autant, cette prise de risques n’est pas sans vertu. Elle rend d’abord encore plus remarquable le plaidoyer pour les valeurs développé par le député des Pyrénées Atlantiques. Car c’est bien la référence aux valeurs républicaines d’humanisme, de fraternité et d’ouverture qui est au coeur du débat. C’est cette référence qui explique que, pour la première fois, un leader centriste se détourne du tropisme conservateur propre  aux partis du Centre, en France, pour faire le choix du candidat de la gauche.

En second lieu, cet acte, historique, consacre la stratégie d’indépendance du Centre, en rupture avec son ancrage satellitaire à droite. Cette crédibilité nouvelle, mérite d’être soulignée, tant au niveau  national qu’au niveau local, où elle renforce nettement la position d’un Guy Torreille, par exemple, tout en affaiblissant un peu plus la majorité déjà brinquebalante d’un Serge Grouard.

Enfin, la déclaration de François Bayrou signe la faillite idéologique du sarkozisme et le renvoie sèchement à ce qu’il est : une crispation agressive du pouvoir et une pathologie de la pensée conservatrice. En succombant à la tentation de l’extrémisme, du repli sur soi, de la peur de l’étranger, en érigeant l’islamophobie en ligne politique, Nicolas Sarkozy a fourvoyé la droite. En disant clairement non à ces dérives, François Bayrou a rappelé que l’espace du débat démocratique supposait le respect des autres, que toutes les postures démagogiques n’y étaient pas tenables, et que l’instrumentalisation des passions et des instincts dégradait l’esprit public tout en menaçant  l’unité de la nation. 

C’est pourquoi, quelle que soit leur appartenance politique, tous les républicains devraient saluer le courage tranquille de François Bayrou. 

Publié dans Uncategorized | Tagué , , , , , , | 3 commentaires

Drame de la Source. Restons humbles devant les questions de sécurité!

A la suite d’une fusillade survenue hier, samedi, dans le quartier de la Source, un homme est décédé des suites de ses blessures. Il s’agit là d’un drame épouvantable qui suscite chez chacun une profonde consternation.
 
Toutefois, sa survenue ne peut manquer d’interroger aussi nos responsables politiques locaux. Quelles qu’en soient les causes (affaire de stupéfiants, règlement de comptes,) cette fusillade mortelle, qui survient à peine un mois après la présentation triomphale des « chiffres de la sécurité » à Orléans, nous rappelle en effet que les questions de sécurité publique constituent un sujet infiniment plus complexe qu’un discours de F. Montillot. Il ne suffit pas d’implanter des caméras de vidéosurveillance pour résoudre les désordres sociaux ou de résidentialiser les HLM pour offrir aux jeunes qui y vivent des perspectives d’avenir. Aucune présentation statistique, si flatteuse soit-elle (et dont les méthodes mêmes ont été contestées par la cour des Comptes), ne doit faire oublier la violence des situations de terrain, ni dissimuler la persistance des trafics de drogue et la circulation de armes à feu.
 
Par delà l’émoi soulevé par la mort violente d’un jeune, le drame de La Source invite donc les politiques à plus de réflexion et à beaucoup d’humilité.
Publié dans Mise au point | Tagué , , , | 1 commentaire

Forte mobilisation pour la campagne de François Hollande dans le Loiret

Samedi après midi dernier, le 10 mars, 60 « mobilisateurs », militants et sympathisants du parti socialiste, venus de tout le département, se sont retrouvés à Saint Jean de la Ruelle pour plusieurs heures de formation intensive sur les méthodes de porte à porte et le nouveau dispositif de « reporting » (suivi des portes à portes) assuré via le site toushollande.fr

Au cœur de la campagne de François Hollande, les mobilisateurs

Pour sa campagne, François Hollande a souhaité privilégier des actions de terrain, encadrés par un dispositif bâti qui reprend ce qui s’est fait outre Atlantique avec la campagne victorieuse de Barack Obama. Les mobilisateurs sont les fers de lance de ce dispositif, les cadres de la campagne. Porteurs du message du candidat socialiste, ils sont chargés de recruter des volontaires, de les constituer en équipes, de les former et de les encadrer afin qu’ils multiplient les contacts de proximité et qu’ils aillent à la rencontre de nos concitoyens.

Encadrée par 3 animateurs nationaux et organisée par les deux animateurs fédéraux, Corinne Leveleux-Teixeira et Michel Brard, la formation des 60 mobilisateurs du Loiret a rassemblé des représentants de tous les territoires du département sans exception, des zones urbaines du bassin d’Orléans et de Montargis, aux territoires ruraux du Nord, de l’est et de l’Ouest du Loiret.

Au centre du dispositif, le porte à porte

Pendant près de 4 heures, ont été évoqués les objectifs, le contenu, les moyens techniques, les supports et le travail de rendu des actions menées. Très vite, chaque mobilisateur devra en effet prendre en charge une équipe de volontaire de 5 à 10 personnes, soit 300 à 600 personnes pour le Loiret.

Cette campagne conjugue à la fois les rencontres personnelles avec les habitants, par le biais du porte à porte, et l’utilisation d’outils techniques, informatisés, bases de données et internet.

A la fin de la journée, les mobilisateurs sont repartis gonflés à bloc vers leurs territoires , prêts à relever ensemble le défi d’une forte mobilisation citoyenne d’ici le premier tour des présidentielles, le 22 avril prochain.

 

Publié dans Mise en exergue | Tagué , , , , | 1 commentaire